L'annus horribilis de Marie-Chantal Toupin

La chanteuse Marie-Chantal Toupin a avoué regretter ses... (Photo fournie par ICI Radio-Canada Télé, Karine Dufour)

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La chanteuse Marie-Chantal Toupin a avoué regretter ses propos sur les femmes voilées sur Facebook, qu'elle a qualifiés de «jokes ridicules et plates».

Photo fournie par ICI Radio-Canada Télé, Karine Dufour

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(Montréal) Oh, que ce fut laborieux. Comme un mauvais moment à passer. En se rendant à Tout le monde en parle dimanche, Marie-Chantal Toupin réalisait-elle vraiment que l'entrevue porterait bien davantage sur ses faux pas de Facebook en majuscules que sur son album compilation? Le problème, c'est que tout ça est bien difficile à défendre, surtout ses statuts jugés par plusieurs racistes, qui ont fait tant jaser durant la dernière année et lui ont fait perdre une émission de réno.

Au cours d'une entrevue où le rire se mêlait au malaise, la chanteuse a parlé d'une sabbatique qui s'est éternisée, deux années durant lesquelles elle a pensé au suicide après avoir fait le vide autour d'elle. «Je me cherchais des amis et, finalement, je me suis trouvé des ennemis», a-t-elle dit à Guy A. Lepage, qui ne l'a pas lâchée. Oui, elle regrette ces phrases malheureuses sur les musulmans, «des jokes ridicules et plates», admet-elle.

Par contre, ne comptez pas sur elle pour abandonner les «caps lock» (majuscules) dans ses messages, même si elle a abandonné sa page Facebook après avoir été «flushée» cinq fois du site. «Des erreurs, je vais en faire toute ma vie», a-t-elle prévenu. Guy A. lui a parlé de son annus horribilis (année horrible), terme latin qu'a dû lui traduire Martin Petit...

C'est à l'aventurière suisse Sarah Marquis que je décerne l'étoile du match pour son discours inspirant. Fascinant d'entendre cette femme qui marche depuis 23 ans et qui en a mis trois, à pied, entre la Sibérie et le sud de l'Australie. Elle a tout vécu, se faisant attaquer chaque soir en Mongolie. Soulagement, quand elle est arrivée en Thaïlande, qui «épousait sa façon de vivre». Échanges savoureux avec Martin Petit, qui s'enfonçait en lui posant des questions sur sa féminité. Elle s'est toutefois fermée quand Guy A. a voulu savoir comment elle vivait les difficultés de la vie sentimentale, étant toujours partie, avec 30 kilos sur le dos.

Venue pour la promotion du spectacle Elvis Experience et d'un album avec le Philarmonic de Londres qui semble vraiment intéressant, Priscilla Presley s'est montrée généreuse. Elle a répondu aux questions sur des sujets aussi délicats que la mort de son ex-mari, qui l'a anéantie, et le bref mariage controversé de sa fille Lisa Marie avec Michael Jackson, union dont elle parle en roulant des yeux, et qui crée toujours un désaccord entre la mère et la fille.

Mme Presley a raconté avoir rencontré Elvis alors qu'elle n'avait que 14 ans et lui 24. «C'était une autre époque. On se fiait à une parole et à une poignée de main», a-t-elle dit. Elle a beaucoup hésité avant de voir Martin Fontaine personnifier le King. Elle a finalement su gré à l'artiste de ne pas vivre sa vie en Elvis en plus de ne pas lui ressembler.

C'est la vie de rockstar qui a séparé le couple. Jalouse, Priscilla n'appréciait pas de voir les femmes au cou de son célèbre mari. «Même après notre divorce, nous sommes restés très proches et tendres l'un envers l'autre», dit-elle. Au point que sa fille confie un jour qu'elle ne savait pas que ses parents étaient divorcés.

Venu parler de son livre Mauvaise langue, le chroniqueur de La Presse Marc Cassivi ne croit pas que la langue française soit en danger au Québec. Celui qui a été élevé dans l'Ouest de Montréal, où il parlait beaucoup anglais, croit qu'on associe encore cette langue au conquérant et à l'envahisseur. Il considère que le Québec se regarde beaucoup le nombril et se coupe du reste du monde.

«Quand je suis d'accord avec Richard Martineau, ce qui arrive très rarement dans une chronique, ça m'inquiète», a-t-il dit au sujet du chroniqueur et animateur, qui l'écorche à son tour souvent, entre autres au moment des attentats de Paris. Marc Cassivi en a aussi contre certains propos de Benoît Dutrizac à la radio, qui «frôlent l'islamophobie» et «ne devraient pas être diffusés», dit-il.

Le dossier Aveos ne sent pas bon. Une conspiration entre libéraux provinciaux et fédéraux, selon le chef de la CAQ, François Legault, flanqué de l'ex-représentant syndical des employés, Jean Poirier. Le duo a voulu faire la démonstration que Philippe Couillard a eu tort de suspendre le processus judiciaire contre Air Canada et qu'il a fait «un mauvais deal». «Laisser tomber 1800 travailleurs, pis de l'autre côté avoir aucune garantie d'emplois chez Bombardier; comment quelqu'un peut être aussi mauvais quand on négocie?» a demandé François Legault.

Jean Poirier se sent par ailleurs un peu trahi par le maire de Montréal. «J'ai cru en M. Coderre, c'était notre plus fervent défenseur», a dit Jean Poirier, après la diffusion d'une courte vidéo montrant l'ex-député fédéral criant «Y'essaient de vous fourrer!» Depuis, Denis Coderre a offert ses félicitations à Air Canada et à Philippe Couillard.

Beaucoup de confusion dans la conversation autour de l'affaire Mike Ward et Jérémy Gabriel. On avait l'impression que les trois invités, Martin Petit, Fred Savard et Jean-François Mercier, ne savaient pas trop quoi en penser et réfléchissaient à haute voix. Mercier croit qu'il n'appartient pas à un tribunal de décider de ce qu'un humoriste peut dire ou pas, et rappelle que la salle croulait de rire quand Mike Ward faisait son gag sur «le petit Jérémy». «À force de jongler avec des grenades, ça se peut qu'il y en ait une qui explose», a pour sa part affirmé Fred Savard sur le type d'humour pratiqué par Mike Ward.

Jean-François Mercier attire-t-il la controverse, comme l'été dernier quand il a été accusé d'encourager la culture du viol après un gag sur Facebook? «Je dois être le fun à voir me débattre dans marde», dit-il, ajoutant s'être alors fait comparer à Bill Cosby et Jian Ghomeshi.

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