Le mea culpa de Marc Béland

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Le comédien Marc Béland

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(Montréal) CHRONIQUE / Marc Béland a fait ce qu'il fallait dimanche soir à Tout le monde en parle: avouer son erreur et présenter ses excuses. L'acteur, qui ne s'est pas ménagé, a d'emblée reconnu que sa réaction par rapport à l'affaire Claude Jutra, exprimée à l'émission 24/60, était déplacée et injustifiée. «Je n'ai pas eu la bonne attitude, je regrette de m'être emporté», a-t-il dit sur le ton du repentir à Guy A. Lepage.

Le comédien, qui paraissait sincère, regrette aussi cette déclaration «maladroite» selon laquelle il n'y a pas de crime tant qu'il n'y a pas de dénonciation, «la dernière chose à dire». «Je retire cette phrase, je suis complètement désolé si j'ai pu heurter [des victimes]», a-t-il dit, avant de présenter ses excuses au biographe Yves Lever, à la maison d'édition Boréal de même qu'à l'éditeur Michel Brûlé, qu'il a écorché au passage. Depuis l'entrevue, La Presse a révélé les cas de Jean, une première victime, mais aussi de l'auteur Bernard Dansereau, qui a avoué avoir aussi été agressé par Claude Jutra.

Avant son entrevue à 24/60 lundi soir dernier sur ICI RDI, on a tendu à Marc Béland deux ou trois feuilles brochées d'extraits du livre d'Yves Lever, qui l'ont mis hors de lui. «Pour moi, c'était de l'ordre du jaunisme», ajoute-t-il pour expliquer son attitude devant Anne-Marie Dussault. «J'aurais dû réfléchir, me calmer et attendre que le temps fasse son oeuvre.»

Yves Boisvert, chroniqueur à La Presse, s'est montré très sévère à l'endroit du biographe Yves Lever, qu'il accuse d'avoir «fait les choses à moitié», en évoquant les penchants pédophiles sur quatre pages de son livre sans vraiment aller au fond des choses. Alors que plusieurs croient que l'histoire nuira au livre de M. Lever, celui-ci pense au contraire qu'il représentera un intérêt supplémentaire, surtout depuis la confirmation des allégations par la première victime dans La Presse.

Yves Boisvert dénote une certaine complaisance du milieu à l'endroit du cinéaste, qui devrait être jugé comme les autres. Il prévient que les pédophiles peuvent se montrer très charmants et n'ont pas l'apparence de monstre qu'on veut bien leur donner.

Arrivé plus tard pour discuter de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, qu'il présente en spectacle au Québec, l'auteur Éric-Emmanuel Schmitt a raconté avoir déjà reçu la confidence d'un ami pédophile, qui justifiait ses actes, mais qui s'est enlevé la vie peu de temps après. Un soulagement pour M. Schmitt, a-t-il admis. L'auteur français a condamné les actes de Claude Jutra, mais a quand même voulu défendre son oeuvre, qui restera selon lui.

Heureusement, le ton n'a pas été aussi grave tout le reste de la soirée. Le dernier segment était particulièrement surréaliste quand, après tous ces sujets sérieux et intellos qu'on venait d'aborder, trois vedettes de La tournée des idoles sont arrivées comme des cheveux sur une soupe plutôt ordinaire. Il fallait voir Éric-Emmanuel Schmitt pleurer de rire en écoutant Gilles Girard raconter qu'avec les Classels, il passait des cheveux bruns au jaune orange, au beige et au blanc. Puis qu'une jeune spectatrice s'était griffé le visage jusqu'au sang devant le groupe, et qu'il lui arrivait de «sniffer» les brassières qu'on lui lançait sur scène. Patsy Gallant a fini, encore une fois, debout sur le comptoir, à chanter du Piaf, aux côtés d'une Michèle Richard plus orange que jaune.

Peu avant, la chanteuse Lou Doillon, à mille lieues de cet univers, venait charmer une fois de plus l'assistance avec un deuxième album, Lay Low, enregistré en grande partie au Québec. Si elle préfère chanter en anglais, c'est parce que «ça rebondit plus, c'est plus arrondi, les fins de mot sont plus fermées» et que la langue anglaise permet «une forme de simplicité qui n'est pas risible».

Assez coloré dans sa vulgarisation du dossier Bombardier, le comptable et chroniqueur Pierre-Yves McSween a rappelé que le pdg, Alain Bellemare, était davantage un gestionnaire qu'un visionnaire. «Oui, on a un président comme ça à Radio-Canada», a ajouté Guy A., en référence à Hubert Lacroix. Alors qu'Isabelle Dostaler, professeure de gestion, est favorable au financement public de Bombardier, M. McSween, lui, considère qu'on a mis trop d'espoirs dans la Série C, ajoutant toutefois qu'acheter 1000 actions de Bombardier à son conjoint à la Saint-Valentin aurait été beaucoup plus profitable que des fleurs. «Tout le monde aurait fait 30 %», a-t-il dit à la blague.

Il n'est hélas pas sorti grand-chose de la très courte entrevue sur la nouveauté de Marc Labrèche, Yves Boisvert et Rafaële Germain, Info, sexe et mensonges. Yves Boisvert s'est tout de même montré indulgent à l'endroit de Pierre Karl Péladeau, qu'il considère comme étant «de moins en moins mauvais» comme chef du Parti québécois.

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