Tendre Koriass

Koriass, qui vit maintenant à Québec, a souligné... (Photo fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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Koriass, qui vit maintenant à Québec, a souligné tout le mal du discours de certaines radios de la capitale, qu'il écorche dans Nulle part, sur son album Love suprême.

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(Montréal) CHRONIQUE / Le rappeur Koriass en a conquis plusieurs à Tout le monde en parle, en commençant par Lise Payette; avec un discours percutant sur le sort des femmes, que tiennent trop peu d'hommes. Tout le contraire du stéréotype qu'on se fait des rappeurs machos et misogynes. Dimanche, l'étoile du match n'était pas au Super Bowl, mais chez Guy A.

Le rappeur, de son vrai nom Emmanuel Dubois, va à la rencontre des cégépiens à l'invitation du Conseil du statut de la femme et souhaite les conscientiser autour de la culture du viol. Sa propre blonde, mère de ses deux filles, en a été victime. «Si je peux empêcher un gars de passer à l'action, tant mieux», dit-il.

Féministe engagé, il déplore que l'égalité hommes-femmes ne soit pas encore atteinte. Il va loin dans son discours: «Les hommes ont fait du monde qu'on connaît quelque chose de beaucoup plus laid qu'il pourrait être, et que les femmes embellissent un peu.»

Koriass, qui vit maintenant à Québec, a souligné tout le mal du discours de certaines radios de la capitale, qu'il écorche dans Nulle part, sur son album Love suprême. «La mentalité individualiste manque de sensibilité à des causes comme la pauvreté», déplore-t-il. «Ça me pue au nez, ça me dégoûte.»

Il a été beaucoup question de la situation des femmes dans cette émission, l'une des meilleures de la saison. Avec Lise Payette sur le plateau, ça ne peut faire autrement. Pour une de ses très rares apparitions à la télévision, Lise Payette était particulièrement en forme et vive, toujours aussi à l'aise devant la caméra.

Venue parler du premier Sommet des femmes, elle dit éclater de rire lorsqu'elle entend que la parité est difficile à atteindre, faute de femmes compétentes. «Parce que s'il fallait qu'on demande aux hommes d'être compétents avant d'être députés ou ministres, mes enfants, on n'est pas sorti du bois!» La parité selon Justin Trudeau ne l'impressionne pas; selon elle, les femmes de son cabinet n'occupent pas les postes importants et sont moins bien payées que les hommes.

C'est elle-même qui a contacté René Lévesque pour lui offrir ses services en 1976. Elle a payé pour le scandale des Yvette en 1980, mais elle ne retire rien de ce qu'elle a dit sur l'épouse de Claude Ryan, bien qu'elle se soit excusée à l'époque. Avant qu'elle parte, certains collègues pensaient qu'elle voulait la place du chef et le lui ont fait sentir.

Les hommes ont-ils changé depuis Jean-Paul Belleau, le personnage créé par Mme Payette dans Des dames de coeur? «Ils aiment penser qu'ils ont changé», a-t-elle répondu.

Il a ensuite été question des jeunes proies de ces gangs de rue, prises au jeu de la prostitution, et dont on déplore les disparitions. Selon la criminologue, sociologue et ex-députée Maria Mourani, une fille peut rapporter jusqu'à 200 000 $ à un proxénète dans une année. L'âge moyen de ces jeunes filles au Canada: 14 ans. Leurs clients proviennent autant des milieux artistique et politique que du milieu des affaires. Mme Mourani s'indigne, à raison, qu'ils ne soient pas traités comme des pédophiles, et qu'ils s'en sortent aussi bien.

Les proxénètes savent s'y prendre. Ce sont des filles qui recrutent les filles, en leur faisant miroiter une vie à la «pretty woman». Sandra Nolet, dont la fille Kelly a été retrouvée après deux jours de fugue, raconte qu'on avait promis à celle-ci un salaire rapide et qu'on la valorisait en lui disant qu'elle était jolie et gentille. «Vos filles peuvent être des proies, même si ça va bien à la maison», a voulu dire Maria Mourani aux parents.

L'un est pour, l'autre est contre. Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, est venu défendre le projet d'oléoduc Énergie Est, sans quoi sa province risque la catastrophe économique. M. Gallant a joué de son charme, au point que Lise Payette en fasse son plus bel homme du Canada, version 2016. De son côté, le maire de Montréal, Denis Coderre, a répété que TransCanada avait bâclé le projet, qui n'est pas acceptable dans sa forme actuelle.

Mme Payette s'est empressée de lui rappeler que «les Québécois n'en veulent pas». «Avez-vous pensé à Lac-Mégantic?» a-t-elle demandé à Brian Gallant, embarrassé par la question.

Talonné par Maria Mourani, M. Coderre était moins à l'aise de parler de la réglementation des salons de massage érotique, qu'il avait promis d'éliminer. Son argument: le changement de la loi canadienne sur la prostitution a compliqué le travail. «Avez-vous une fille, monsieur Coderre?» a demandé Lise Payette. «Oui», a répondu le maire, avant de promettre d'y voir.

Anik Jean a réalisé son premier film à partir des chansons de son récent album, Lost Soul. Peu de dialogues, beaucoup de musique dans ce film d'un peu plus d'une heure, destiné aux festivals. «Mon fils m'écoute plus que mon mari [Patrick Huard]», a-t-elle dit à propos du petit Nathan, qu'elle aurait envoyé à l'école anglaise. Un désaccord avec le père l'a fait céder.

Cinq ans après «s'être pogné solide» avec le collègue de La Presse Marc Cassivi, la chanteuse a accepté de le rencontrer durant une heure et demie, au point de parler de son «journaliste adoré». «Les gens changent. [...] J'étais baveuse avant», dit-elle au sujet de cette «réconciliation». «Ça sert à rien d'être rancunier», dit-elle.

De retour de France pour assister au tournage de l'adaptation des Beaux malaises avec Franck Dubosc, Martin Matte regrette un peu de ne pas avoir accepté de réaliser la série, comme on le lui avait proposé. Personne ne la connaît mieux que lui. Si c'était à refaire, il dirait oui.

L'humoriste est arrivé en pleine grève des taxis en France et a dû recourir à Uber, dont il vante les services. Il invite les chauffeurs de taxi à s'habiller plus proprement et à prendre la carte de crédit sans protester. «Combattre et empêcher Uber, je trouve ça futile. [...] C'est un produit exceptionnel.» Ce à quoi Guy A. a rétorqué: «Qu'ils remboursent les chauffeurs de taxi qui ont payé en tout un milliard de permis. [...] C'est quoi, un petit milliard, quand t'en as 50?»

Mon compte-rendu de Tout le monde en parle fera relâche dimanche prochain, de retour dans deux semaines.

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