Mariage public, divorce public

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Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau lors de leur mariage en août dernier

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(Montréal) CHRONIQUE / Ça ne nous concerne pas? Oui et non. Quand on se marie avec autant de fracas, on ne peut pas s'attendre à briser l'union sans provoquer un tsunami de réactions. Et à faire naître mille et une questions.

La semaine avait mal commencé pour PKP. Après La Presse, voilà que l'émission Enquête en a remis avec d'autres révélations sur les paradis fiscaux. Le chef du Parti québécois a répliqué par des menaces de poursuites, ce qui n'a rien d'étonnant.

Et puis, boum, lundi soir, séparation. Les paradis fiscaux, envolés. La Presse révèle que la rupture remonte au début du mois et que Julie Snyder a engagé l'avocate Suzanne Pringle pour défendre ses intérêts. En fin de soirée, un communiqué confirme la nouvelle. Les deux parties affirment ne pas vouloir commenter, le temps d'une médiation.

Sur les réseaux sociaux, abondance de commentaires, la plupart sarcastiques au sujet de ce mariage qui n'aura duré que cinq mois. Cruellement, la compassion suscitée par la première séparation du couple en 2014 avait fait place aux moqueries. Personne ne devrait se réjouir de voir quiconque se déchirer de la sorte en public, surtout quand des enfants sont impliqués. Mais le battage médiatique a été tel, lorsque le couple a convolé en août dernier, marié de surcroît par le maire de Québec, Régis Labeaume, qu'on ne peut s'empêcher d'ironiser. Julie avait même porté sa robe de mariée dans une émission spéciale du Banquier.

Maintenant, qu'en est-il de l'avenir professionnel de l'animatrice? Il est bien tôt pour en parler, mais rien n'empêche Julie Snyder de travailler ailleurs qu'à TVA. En février 2014, je révélais que la démone avait été aperçue dans la grande tour de Radio-Canada, à l'étage de la direction. D'elle-même, la productrice avait demandé à rencontrer la directrice générale d'alors, Louise Lantagne, pour tâter son intérêt. Celle-ci nous a confirmé que l'entretien a bel et bien eu lieu. Il n'y a pas eu de suite, étant donné que Julie s'est réconciliée avec M. Péladeau.

En juin dernier, Julie convoquait la presse pour annoncer, en larmes, qu'elle devait abandonner la production télévisuelle; son entreprise, Productions J, n'avait plus droit au crédit d'impôt provincial, du fait qu'elle était la conjointe de l'actionnaire de contrôle de Québecor et que plus de 50 % de ses productions étaient diffusées à TVA.

Selon la loi fiscale, Julie devra attendre deux ans après le prononcé du divorce pour reprendre la production télé. À moins que la loi ne lui permette de repartir sa propre boîte et produise moins de 50 % de ses émissions à TVA. Autre question : quand elle a cédé le volet télé de Productions J l'été dernier à son associé Benoît Clermont, qui a fondé sa propre boîte, Productions Déferlantes, une clause du contrat permettait-elle à Julie de reprendre ses productions en cas de rupture?

À notre connaissance, les liens entre Julie et TVA n'étaient pas rompus avant l'annonce du divorce. Mardi, silence radio de Productions J, Productions Déferlantes et TVA au sujet de l'avenir professionnel de Julie, qui a pris la journée de repos. Et c'est légitime.

Quoique, toutes ces questions, elle devra tôt ou tard y répondre. Une fois la poussière retombée.

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