Enquête: la 200e et le retour d'Isabelle

Isabelle Richer est maintenant prête à coanimer Enquête pour le... (fournie par Ici Radio-Canada)

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Isabelle Richer est maintenant prête à coanimer Enquête pour le reste de la saison, en compagnie de Marie-Maude Denis.

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(Montréal) CHRONIQUE / D'abord, une nouvelle qui en réjouira plusieurs, dont moi : Isabelle Richer est officiellement de retour, bien en selle, sans mauvais jeu de mots.

On l'avait brièvement revue à Enquête dans le reportage sur la commission Charbonneau avant les Fêtes et même dans Infoman 2015. Mais après sa réadaptation, ses médecins jugeaient qu'un retour en douceur, sans annonce officielle, était préférable, pour éviter toute pression. Voilà, elle est maintenant prête à coanimer Enquête pour le reste de la saison, et racontera ce soir comment elle a pu réunir des informations sur la mafia italienne pour un prochain reportage.

Depuis septembre 2007, il y en a eu des enveloppes brunes sur le bureau de l'émission Enquête. Et des courriels, des téléphones, des clés USB, des disques durs, même des lettres manuscrites. Des plus sérieux aux plus farfelus.

Parce qu'Enquête, qui souligne ce soir à 21h sa 200e émission à ICI Radio-Canada Télé, c'est bien plus que les scandales de corruption qui ont mené à la commission Charbonneau. C'est aussi la détresse des femmes autochtones en Abitibi. Les usines à chiots, qui nous ont arraché le coeur. Les aveux de la cycliste Geneviève Jeanson, qui n'avait «jamais pris d'EPO de sa vie». Et chaque fois, ou presque, un impact sur la suite des choses.

Cas marquants

Ce soir, on en profite pour rappeler les cas les plus marquants, en raconter la genèse et les multiples embûches qui les ont jalonnés. Seule animatrice depuis l'automne en l'absence d'Isabelle Richer, Marie-Maude Denis a repris le flambeau d'Alain Gravel tout en poursuivant son travail d'enquête. C'est justement après avoir reçu une enveloppe brune que la journaliste, qui oeuvrait alors aux nouvelles à Radio-­Canada, est allée trouver l'équipe d'Enquête en 2008. Un coup de foudre professionnel qui n'a jamais perdu d'intensité.

Extrait vidéo pour la 200e émission d'Enquête

«L'enquête, c'est très valorisé à Radio-Canada. Les patrons comprennent le temps que ça prend pour cultiver des sources, développer des contacts, obtenir des documents. On peut travailler durant des mois sur un sujet qui finit par s'écrouler. Mais quand on vient à bout d'en faire qui donnent des bombes comme le reportage de Josée Dupuis sur les femmes autochtones, c'est très valorisant», a confié au Soleil celle qui retrouvera ce soir, en plus d'Isabelle Richer, son ancien collègue Alain Gravel, animateur des huit premières saisons, en visite spéciale pour la 200e.

Reconnue pour sa persévérance à creuser les histoires de corruption, Marie-Maude Denis admet avoir eu un peu l'angoisse de la page blanche après avoir fermé ce chapitre majeur, qui a fait jaser tout le Québec. Mais si vous pensiez tout savoir sur ce sujet, détrompez-vous. «La commission Charbonneau a passé un coup de balai, mais il y a tellement de choses qu'on ne sait pas encore. Même si j'entreprends des sujets très éloignés de la corruption, j'y reviens toujours. Je travaille sur différents sujets en ce moment, dont certains qui vont ramener ces thèmes-là à l'avant-scène», affirme Marie-Maude Denis, sur le ton du mystère. Pourvu que ce ne soit pas grave au point de nous mener à une deuxième commission Charbonneau.

À travers les saisons, les journalistes n'ont rien ménagé pour faire éclater la vérité, allant jusqu'à transformer leur apparence, comme Luc Chartrand, qui est passé d'importateur de vêtements à chasseur et propriétaire de boutique de produits naturels. Le travail de l'équipe d'Enquête ne ressemble pas toujours à un roman d'espionnage, mais peut devenir très accaparant. «Tu vis, tu dors, tu manges avec ton sujet. Et des fois, t'en dors pas, parce que la nuit, tu te demandes comment tu vas faire pour démêler tout ça», explique Marie-Maude Denis. Dans plusieurs cas, ce travail acharné a porté ses fruits; depuis les reportages sur les usines à chiots et le Berger blanc, l'Assemblée nationale a adopté une loi considérant l'animal comme un être doué de sensibilité, et non plus comme un bien meuble.

La marque Enquête inspire certainement la confiance du public, à l'origine de plusieurs dossiers. Mais tous les sujets n'ont pas la même valeur, et Marie-Maude Denis en a vu de toutes les couleurs : des histoires de couchette, des chicanes de voisins, ou des cas plus tristes qui relèvent carrément de la paranoïa. «Même quand ça a l'air flyé, on prend beaucoup de soin à valider les histoires. On sent souvent qu'on est le dernier recours des gens pour faire changer les choses, ils nous arrivent parfois tellement désespérés. On pourrait être deux fois plus de journalistes et on ne manquerait pas de sujets.»

Nouvelle plateforme

À propos, Enquête inaugure une nouvelle plateforme Web, Source anonyme, qui permet au public de lui fournir des informations par Internet sans laisser de traces. Radio-Canada est le premier média francophone canadien à adopter cette nouvelle voie, déjà appliquée dans une vingtaine de grands médias dans le monde. Sachez aussi qu'Enquête prépare actuellement un nouveau reportage sur les attentats de Paris.

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