Les jeunes loups 2: Réjean, c'est Réjean

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Pour les Jeunes loups 2, huit mois ont passé et les journalistes ont déménagé dans une nouvelle salle au look industriel.

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(Montréal) CHRONIQUE / Oui, la deuxième saison des Jeunes loups est meilleure que la première. Plusieurs irritants ont été éliminés, le personnage de Maripier n'a plus l'air de Lisbeth Salander et la facture visuelle est on ne peut plus moderne. Tout est joué moins gros, et le nouveau réalisateur François Gingras a fait un job impeccable. Mais vous ne changerez pas la signature Réjean Tremblay, ses phrases punchées et ses scènes de cul. Réjean, c'est Réjean.

De quoi se plaignait-on? Après tout, 1,6 million de téléspectateurs ont suivi la première saison à l'hiver 2014. Réjean Tremblay affirme néanmoins avoir entendu les critiques et leur avoir donné raison sur plusieurs points. Vous en verrez les premiers résultats dès lundi à 21h à TVA.

Au fait, comment finissait la première saison? Personne à la conférence de presse ne s'en souvenait, et l'auteur n'était pas sur place pour nous rafraîchir la mémoire, ayant subi une opération au genou. Pour la deuxième, huit mois ont passé, les journalistes ont déménagé dans une nouvelle salle au look industriel, et les problèmes financiers du journal Le Matin semblent être derrière lui. Claudie St-Laurent et Maripier Renaud (Julie Perreault et Catherine Bérubé) en sont toujours les propriétaires, Paula «Pense Internet» Champagne (France Castel) dirige la salle, et toujours cette devise : «Tout doit être dit».

Parmi les changements, Danny Gilmore a succédé à Pierre-Yves Cardinal dans le rôle de Philippe St-Pierre, mais le personnage, lui, est toujours le même coureur, qui flirte allègrement avec une nouvelle stagiaire pendant que sa blonde, la journaliste politique Jessica Esposito (Amélie B. Simard), est en voyage. La stagiaire en question, Sandrine, est fraîchement arrivée du Burkina Faso, et personnifiée par une nouvelle venue, Anaïs Damphousse-Joly. À travers elle, on ne pouvait pas s'empêcher de souligner à gros traits les différences culturelles de nos deux pays et de parler d'excision.

Si la caricature a été atténuée, les scènes de sexe dont on peut mettre en doute l'utilité sont toujours là. Dont cette longue scène de voiture sur l'autoroute, où le Don Juan St-Pierre, assis du côté passager, fait courir sa main baladeuse sous la jupe de sa blonde qui conduit et fait zigzaguer le véhicule. Pour le dire crûment, d'une main, il lui passe un doigt, de l'autre, il tient le volant. Puis, vous verrez la belle Jessica se promener en déshabillé en plus d'exhiber des dessous affriolants, achetés à Paris.

Le personnage le plus intéressant reste celui du vieux loup Marc Quenneville (Luc Picard), qui a délaissé son look négligé à la Columbo. L'acquittement d'un père qui a fermé les yeux sur la violence dont était victime son propre enfant, le scandalise et l'amène à gratter d'autres cas de coupables qui s'en sortent trop facilement. On le verra aussi donner une leçon de journalisme au débutant Ali El Fassi (Mikhail Ahooja), tenté de manipuler les faits pour embellir une série d'articles. On ne peut alors s'empêcher de penser à l'affaire Bugingo, qui a éclaté après l'écriture de la série. Lui citant le cas de Janet Cooke, la journaliste du Washington Post qui a perdu son prix avec un article mensonger, il lance : «Le sacrament de Pulitzer, c'pas un trophée Gémeaux, ça là!» Joli crochet de l'auteur au gala qui l'ignore depuis des lunes.

En matière d'hommes, Claudie aura le choix. En plus de Marc l'écorché, un riche, jeune et séduisant homme d'affaires (Francisco Randez) la courtise avec insistance. «Décolle-toé les genoux, pis laisse-toé pogner l'cul!» lui lancera Maripier, dont le franc-parler n'a pas disparu avec ses piercings en moins. Attendez de voir quel accueil celle-ci réserve à son père (Marc Béland), qui se manifeste après ne lui avoir donné des nouvelles que trois fois en 30 ans.

La journaliste culturelle Marianne Desbiens (Jacynthe René) va bientôt accoucher. De qui est l'enfant? De son mari (Sébastien Delorme) ou de son ancien amant, Philippe St-Pierre? À suivre. Avant d'accoucher, elle sort une bombe, l'histoire d'un étudiant victime de plagiat de la part d'un grand producteur de cinéma, Robert Côté (Stéphane Jacques).

Une troisième saison est en chantier. Programmée contre Série noire il y a deux ans, la série aura la tâche plus difficile contre Les pays d'en haut, qui vise un public plus large à ICI Radio-Canada Télé, et que la critique a louangée presque unanimement. Bien malin celui qui pourrait déjà désigner un gagnant.

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