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CHRONIQUE / Chaque année plus impressionnant visuellement, le Bye Bye 2015... (Courtoisie)

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CHRONIQUE / Chaque année plus impressionnant visuellement, le Bye Bye 2015 a véritablement atteint des sommets. Avouez: que d'effets spéciaux spectaculaires dans ces 75 minutes de revue humoristique. On peut parler de petit miracle télévisuel.

Encore faut-il que cette émission regardée par des millions de téléspectateurs soit aussi drôle que ce qu'on attend d'elle. Pour ma part, le Bye Bye a bien terminé mon année 2015; plusieurs sketchs réussis et de légères déceptions, qui me font lui accorder une note de 7 sur 10. Avec l'année de m... qu'on a eue, on aurait pu craindre une heure cynique ou morose, ce qui ne fut pas le cas.

Une de mes grandes satisfactions: la présence de Véronique Claveau, trop peu vue l'an dernier. Imitatrice hors pair, elle a fait une excellente Marinâââ Orsini recevant Jean Leloup, confus dans son récit. Un Leloup qui ressemblait davantage à celui d'il y a quelques années qu'à l'être allumé qu'on a vu à Tout le monde en parle.

On savait que le cas Joël Legendre n'allait pas être ignoré. Après une allusion dans le numéro d'ouverture, on y est revenu dans une parodie du film d'animation Sens dessus dessous, et de l'entrevue accordée à Jean-Luc Mongrain et Pénélope McQuade (encore l'excellente Véronique Claveau) et ses multiples coupes de cheveux. Autre coiffure impressionnante, celle de Je-me-moi Waulthier dans Les cheveux de la danse, avec le duo de danseurs Claude Poirier et Paul Daraîche qui fument.

Hélène Bourgeois-Leclerc s'est surpassée en Marilou et ses grosses babines dans Trop de fois par jour, un des meilleurs sketchs de la soirée. On a joliment varlopé Dave Morissette, devenu Déve Morsette en direk, «un genre de RDS qui aurait manqué d'air à naissance». Dans ce rôle, Pierre Brassard, qui a donné de bonnes imitations jeudi.

Marcel Aubut y a goûté, devenant Marcel Abus dans un des bons sketchs de la soirée, et la meilleure performance de Laurent Paquin. C'était donner beaucoup d'importance à François Bugingo que de lui accorder la chanson de l'année, Uptown Funk. Pas de black­face: pour éviter toute controverse, on a confié le rôle à Normand Brathwaite.

Beaucoup de politique au terme d'une année qui l'a été énormément. Stephen Harper a fini dans le broyeur à déchets; Justin Trudeau a affronté son père dans une parodie de Star Wars qui valait le détour. On a atteint le quota maximum de blagues sur le Flushgate de Denis Coderre.

Le numéro d'ouverture, soulignant le retour de dinosaures québécois - Ti-Mé et Piment fort - sur le thème de Parc jurassique, était plus impressionnant que drôle. On attendait beaucoup de Patrice L'Écuyer, qui n'avait pas donné depuis longtemps. Il n'a pas crevé l'écran mais livré la marchandise, notamment en Caprice Roy qui anime un Téléjournal miné par de nombreux problèmes techniques, et une Lise Thériault au maquillage dégoulinant.

Julie a épousé «PQP» «pour le meilleur et pour l'empire, jusqu'à ce que Québecor vous sépare». Très drôle.

Fabienne Larouche, très rarement imitée, n'y a pas échappé cette fois: Louis Morissette l'a dépeinte comme un tyran faisant travailler des immigrants asiatiques comme des esclaves. Spectaculaire promenade en voiture Uber avec un Claude Dubois se promenant d'un immeuble à l'autre pour aboutir dans le métro.

Il y a eu quelques ratés, comme la conférence de presse de François Bellefeuille en nouveau porte-parole des libéraux. Pas de sketch sur Paris, mais une allusion sobre durant la chanson de minuit, une adaptation très à propos de Mécaniques générales par Patrice Michaud. Parfaite pour le passage à l'an 2016.

Plus tôt, Infoman 2015 n'a pas déçu. Très bon coup de mettre la main sur la cassette du discours de Jacques Parizeau, advenant une victoire du Oui en 1995. On a eu droit à un hilarant Pape en voyage express 2015, avec dégustation de salsa par François.

L'équipe d'En direct de l'univers - Spéciale du Jour de l'an s'est encore une fois surpassée. Quel feu roulant, durant 90 minutes survoltées, tellement qu'on ne savait plus où regarder tant il y avait du monde et du contenu dans ce spectacle d'une redoutable efficacité. Marc Labrèche est un invité en or. Boucar Diouf et Ève Landry ne donnaient pas leur place non plus.

Beau moment d'émotion que cette interprétation de Le coeur est un oiseau par des femmes autochtones. Même la Française ZAZ s'était déplacée. On lui a d'ailleurs confié la conclusion avec Champs Élysées, clin d'oeil aux Parisiens, une façon de finir cette année maudite dans la joie et l'entrain.

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