Beaux malaises, bonnes vibrations

Martin Matte et Julie Le Breton... (La Presse, Robert Skinner)

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Martin Matte et Julie Le Breton

La Presse, Robert Skinner

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(Montréal) CHRONIQUE / Amenez-en des malaises, on est capables d'en prendre. Pour la troisième saison des Beaux malaises, qui commence le mercredi 13 janvier à 21h à TVA, Martin Matte se surpasse encore une fois. Plaisirs du vibrateur, infidélité féminine, déficience du système de santé, il n'y a vraiment rien à son épreuve.

J'ai vu 3 des 10 nouveaux épisodes, écrits en collaboration avec François Avard. Martin est toujours aussi odieux avec ses enfants, même si la chose déplaît à certains téléspectateurs. Le réalisateur Francis Leclerc affirme d'ailleurs que l'équipe de création traverse allègrement la frontière de l'acceptable cette saison. Martin Matte sursaute chaque fois qu'il entend que «les gens ne seront pas capables de le prendre», convaincu du contraire. Le succès des deux premières saisons, suivies par près de deux millions de fidèles, lui a donné raison.

Martin Matte s'est amusé à s'adresser davantage à la caméra ou à faire allusion aux premières saisons dans le scénario. Quand sa mère (Michèle Deslauriers) radote, il lui fait passer un extrait de la première saison où elle racontait exactement la même histoire. Celle-ci n'a d'ailleurs jamais eu autant besoin de se confier sur sa vie sexuelle, parlant de son premier 69 avec Robert. L'auteur fait aussi plusieurs retours dans le temps, dans l'enfance comme au début de l'âge adulte, alors que ses amis et lui portaient de magnifiques coupes de cheveux.

Intitulé Bonnes vibrations, le premier épisode tourne autour de la découverte du vibrateur de Julie (Julie Le Breton) dans la salle de lavage par le petit Léo (Charles William Ross), qui s'en servira comme tour de contrôle de son château. Assez troublant pour que Martin aille consulter son psy (Alexis Martin), qui lui recommande d'injurier sa partenaire au lit. C'est aussi dans cet épisode que Jean-François (Martin Perizzolo), à l'orientation sexuelle toujours aussi ambiguë, présentera sa nouvelle blonde, Élise (Louise Portal), adepte du fouet durant l'acte sexuel. Même le chien y participe.

Si vous trouviez Patrick (Patrice Robitaille) colon, vous n'avez encore rien vu. En plus de multiplier les énormités et les remarques sexistes, il se met dans une situation impossible, enfermé dans le walk-in d'une de ses conquêtes (Laurence Leboeuf), dont le chum est un motard. Martin et Jean-François devront redoubler d'ingéniosité pour le sortir de ce pétrin. Comme dans les deux premières saisons, Louis-José Houde fait une courte apparition dans cet épisode intitulé Le bourbier.

Le couple Martin-Julie sera mis à l'épreuve cette saison. Le thème de l'infidélité revient d'ailleurs au neuvième épisode, Don de soi, alors que Julie est courtisée par un généreux donateur de la galerie d'art. Attendez-vous à être surpris. Martin Matte excelle encore avec une scène finale très touchante, qu'il désamorce avec humour. Aussi dans cet épisode, des donateurs généreux obtiennent un souper chez Martin et Julie. Gilles Renaud et Monique Spaziani incarnent ce couple de bourgeois, qui multiplie les malaises à table, surtout le mari réactionnaire, qui demande à Julie de se taire sous prétexte que c'est pour entendre Martin qu'il a payé 5000 $.

Alors que Les pauves avait été l'épisode coup de poing de la deuxième saison, Éducation moderne, le huitième, pourrait être celui de cette année. «Ça grafigne», dit Martin Matte à propos de cet épisode sur les cours d'éducation sexuelle au primaire. Dans un troisième épisode sur la notoriété avec Serge Denoncourt, Martin sera approché pour faire du théâtre dramatique. Je ris déjà.

Francis Leclerc a déjà indiqué qu'il s'agissait de sa dernière saison comme réalisateur. Celui qui tournera une deuxième saison de Marche à l'ombre pour Super Écran a obtenu le financement pour son film inspiré de l'oeuvre de son père Félix, Pieds nus dans l'aube. Le réalisateur, qui a insisté pour conserver un ton réaliste, a accompli un travail remarquable avec Les beaux malaises.

Profitons-en, parce qu'à entendre Martin Matte, ce pourrait bien être la dernière saison. TVA serait preneur pour une quatrième, mais l'humoriste, qui trouve pénible le travail d'écriture, n'a pas encore pris sa décision, de peur que ce soit «la saison de trop». Au mieux, il écrira une saison supplémentaire; au pire, il conclura avec un ou des épisodes spéciaux.

Suivie à 21h30 de Dans ma tête, la nouveauté de Patrick Groulx à TVA, Les beaux malaises aura comme rivale Ruptures, la nouvelle série d'ICI Radio-Canada Télé avec Mélissa Désormeaux-Poulin, dont je vous parlerai jeudi.

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