Intrépide un jour, intrépide toujours

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Les Intrépides Tom (Lorànt Deutsch) et Julie (Jessica Barker)

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(Montréal) Jessica Barker n'avait que 13 ans lorsqu'elle a entrepris le tournage des Intrépides il y a déjà 25 ans. La série jeunesse allait devenir rapidement culte auprès de toute une génération, qui lui parle encore aujourd'hui de Tom et Julie.

C'est Le Soleil qui a appris à l'actrice que la première série des Intrépides était accessible au Club illico depuis vendredi. Une nouvelle qui l'a réjouie au plus haut point, d'autant plus que la série n'a jamais été disponible en DVD ni même en VHS. «Les 30-35 ans doivent être ben énervés! Les fans des Intrépides sont très intenses. Je me fais encore chanter la toune, ils la connaissent par coeur», nous a confié Jessica Barker, déjà connue à l'époque pour son rôle dans Les filles de Caleb, diffusée deux ans plus tôt.

Diffusée à partir de 1992 à Canal Famille, à Radio-Canada et à Radio-Québec, la série a été relayée dans plus de 25 pays. Club illico, qui nécessite un abonnement de 9,99 $ par mois, propose pour l'instant la première série de 26 épisodes.

Générique d'intro des «Intrépides»

Rappelons l'histoire : Tom (Lorànt Deutsch) et Julie sont demi-frère et demi-soeur et décident de fonder leur propre radio clandestine, à l'insu de leurs parents. Seul leur gardien Trahn (Tchee) connaît leur secret. À chaque début d'émission, ils demandent à leurs auditeurs de les appeler s'ils ont besoin d'aide. Les cas que ceux-ci leur soumettent sont loin d'être simples, et les Intrépides sont prêts à courir les pires dangers pour les sortir du pétrin.

«Je me suis fait battre, enfermer dans une cale de bateau. Les méchants n'avaient aucun scrupule à faire souffrir des enfants!» se souvient Jessica Barker avec une certaine nostalgie. Pas de souci, puisque les Intrépides finissaient toujours par triompher sur les méchants. Pourrions-nous imaginer de telles scènes en 2015? «La télé est devenue tellement formatée pour les enfants. Moi qui suis une maman, j'entends pourtant qu'il est important pour le développement du cerveau de l'enfant d'arrêter de le surprotéger.»

Cette grande coproduction Canada-France, qui disposait de budgets faramineux, a procuré à l'actrice une expérience qui n'est pas donnée à bien des adolescents, et qu'elle qualifie de «rêve de petite fille». Tom et Julie vivant six mois à Montréal et six mois à Paris, elle avait dû déménager dans la Ville lumière durant quatre mois pour le tournage, et accumulé des frais exorbitants de téléphone, son seul moyen de communiquer avec ses amis. Bien entourés, les deux ados jouaient la semaine et suivaient leurs cours la fin de semaine.

Elle a gardé contact avec son collègue français Lorànt Deutsch, dont c'était la première expérience comme comédien et qui avait alors 17 ans, même s'il paraissait plus jeune. «On s'est revus à chacune de ses visites à Montréal et des miennes à Paris. On est toujours très nostalgiques et pleins d'anecdotes quand on se revoit.» Comme de véritables frère et soeur, Jessica et Lorànt ne s'entendaient pas toujours à merveille sur le plateau. «Je le traitais de vieux macho français, lui de petite Québécoise féministe, il faisait exprès de me faire pomper. Danielle Proulx et Luc Gentil, qui jouaient nos parents, ont été très patients!»

Si l'actrice n'a qu'un regret, c'est que la production n'ait pas mis en place des ressources pour répondre aux véritables demandes d'enfants qui lui étaient adressées. «Je recevais des lettres troublantes d'enfants victimes de violence, ou abandonnés, qui demandaient l'aide de Julie. Ils pensaient que j'étais là pour vrai. On a manqué le bateau là-dessus», déplore-t-elle.

Une des dernières séries jeunesse tournées sur pellicule et tournée à l'extérieur des studios, Les Intrépides a été produite chez Cinar, la boîte de Micheline Charest et Ronald Weinberg, frappée ensuite par un immense scandale d'utilisation de prête-noms. Jessica Barker, qui rêvait de lancer un jour la série en DVD avec son ami Lorànt Deutsch, souhaite que Club illico mette aussi la main sur les droits de la deuxième série, intitulée Les nouvelles aven­tures des Intrépides, également de 26 épisodes.

Pour boucler la boucle, l'actrice joue maintenant une travailleuse sociale dans 30 vies. Une Intrépide à sa façon, puisqu'elle vient encore au secours des jeunes.

Tout le monde tout nu

Tout de même insolite de demander à des gens de se dévêtir devant la caméra pour parler de leurs rapports avec leurs organes génitaux. Le résultat, surprenant, donne la série documentaire Mise à nu, réalisée par Orlando Arriagada et Luis Oliva, qui commence mardi à 20h à Canal Vie avec un épisode sur le pénis, tout ce qu'il y a de plus explicite. Je crois d'ailleurs qu'on voit plus de pénis durant cette heure que dans toute l'histoire de la télévision québécoise. Et pas seulement au repos. On y parle de l'obsession de la grosseur du membre, des premiers émois de la masturbation, de la quête de la performance. Les filles en parlent aussi. «J'aime mieux une petite travaillante qu'une grosse paresseuse», dira l'une d'elles. Les seins, les fesses et le vagin suivront.

La série pourrait avoir l'air d'une tribune pour exhibitionnistes; ce n'est pas le cas. Même qu'à travers les généralités, on y entend des réflexions très intéressantes sur un sujet qu'on aborde rarement avec autant de franchise, si bien que l'inconfort de départ se dissipe assez vite. La photographie est superbe, les images, surpre­nantes, mais pas vulgaires. À regarder avec ou sans vêtements.

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