Ingrid Falaise raconte son enfer

La comédienne Ingrid Falaise a vécu sous le... (Photo Agnieszka Stalkoper)

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La comédienne Ingrid Falaise a vécu sous le joug d'un amoureux manipulateur et narcissique durant plus de deux ans; il l'a violée, séquestrée et a menacé de la tuer.

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(Montréal) Le cycle infernal de la violence conjugale fait encore de multiples ravages. C'est dur à entendre, mais il est nécessaire, essentiel même, que des victimes témoignent de ce qu'elles ont vécu. Dimanche soir à Tout le monde en parle, au cours d'une entrevue poignante, la comédienne Ingrid Falaise a décrit le tourbillon dans lequel elle a été plongée par un amour de jeunesse qui l'a complètement envoûtée.

Comme elle l'a écrit dans un livre intitulé Le monstre, la comédienne du film Elles étaient cinq - qui portait sur le viol et le meurtre d'une jeune femme - a vécu sous le joug d'un amoureux manipulateur et narcissique durant plus de deux ans; il l'a violée et séquestrée, et a menacé de la tuer. Un Africain musulman qu'elle appelle simplement M parce que «la violence n'a pas de nom, de pays».

Elle a raconté des épisodes horribles de sa vie avec lui, notamment une soirée où il l'a violée en l'insultant, en plus de laisser trois de ses amis la violer à leur tour. Malgré tout, elle acceptera une demande en mariage, croyant que les choses allaient redevenir comme avant. Mais la spirale s'est accentuée. «Il allait me tuer», dit-elle, notamment en lui ligotant les mains et en essayant de l'étouffer avec un oreiller.

16 ans plus tard

Heureusement, elle s'en est sortie pour raconter son histoire 16 ans plus tard. «C'est l'instinct de survie qui embarque.» Même si elle craint que son agresseur lise son livre. «J'ai toujours peur. Je sais pas quel stratagème il pourrait trouver... ou qu'il se fasse faire un faux passeport», dit-elle.

Elle a tout de même voulu laisser un message d'espoir, dire qu'il est possible de s'en sortir. «Il y a une vie après la violence», affirme la jeune femme, qui va se marier l'an prochain.

Autre témoignage dérangeant, celui de la présumée victime qui a surpris Marcel Aubut en boxeur dans son bureau, alors qu'elle était son adjointe exécutive. Surnommée Ève et le visage brouillé, une première à l'émission, celle-ci a raconté qu'Aubut posait ses mains autour de sa taille, puis «plus bas qu'elles devraient descendre».

L'épisode du boxer a été la goutte qui a fait déborder le vase et envoyé la victime en congé de maladie. «Excusez-moi, j'ai l'image de Marcel Aubut en boxer», lui a dit Guy A. «Ce n'est pas très agréable, ça donne des cauchemars», a répondu Ève.

Celle-ci a finalement accepté de s'engager à ne pas parler de la situation contre une somme d'environ 10 000 $. «J'étais tellement épuisée de la situation, je voulais régler ça, je ne voulais plus rien savoir.» Elle ignore ce qu'elle fera, s'engage à répondre aux questions de la police si celle-ci veut lui parler, mais a voulu raconter son histoire pour encourager d'autres victimes à dénoncer Marcel Aubut.

Thomas Mulcair

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a offert une performance honnête dimanche soir, même si on n'a rien appris vraiment. Tout sourire, riant souvent à gorge déployée, il a dirigé la majorité de ses attaques vers Stephen Harper, qui selon lui nous a donné le «pays le plus fermé, guerrier et pollueur» depuis 10 ans.

Rappelant que le NPD est «le seul parti à s'opposer formellement à la guerre en Irak et en Syrie», il a répété vouloir abolir la loi C-51 dès la première session s'il est élu parce qu'elle brime nos droits et libertés. «Pour la remplacer par quoi?» a demandé Guy A. M. Mulcair s'est contenté de dire que «les lois existantes suffisaient» et que la meilleure façon de combattre le groupe État islamique est de «stopper l'arrivée des armes, de l'argent et des combattants étrangers». L'homme affirme dire non au projet d'oléoduc Énergie Est, mais n'est pas fermé aux propositions si des études sur le projet le satisfaisaient.

Toujours d'une incroyable beauté, Monica Bellucci n'a que de bons mots pour Guy Édoin, «un jeune metteur en scène qui a vraiment beaucoup de talent, une autorité naturelle». Elle a dit oui tout de suite à un rôle dans son dernier film, Ville-Marie, avant même de voir son précédent, Marécages.

Venu avec deux enseignants, le philosophe et essayiste Normand Baillargeon a soutenu que les coupes en éducation constituaient «un crime contre l'égalité des chances», considérant qu'il est «regrettable de penser à ça en termes comptables». Puis il a sorti cette citation : «Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance.»

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