Pas tous des dieux de la danse, mais distrayants

Gardy Fury et Anne Casabonne, aux Dieux de... (Photo fournie par Ici Radio-Canada télé, Charles Mercier)

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Gardy Fury et Anne Casabonne, aux Dieux de la danse

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(Montréal) La valse, le cha-cha-cha et le swing côtoieront le hustle, le video style et le jive cet automne aux Dieux de la danse sur ICI Radio-Canada Télé. Bien sûr, il y a quelques similitudes avec Le match des étoiles, qu'a animée Normand Brathwaite de 2005 à 2009 à la même antenne. Mais la nouveauté de Jean-Philippe Wauthier tient très bien la comparaison.

Dès jeudi à 20h, 24 couples de personnalités vedettes fouleront le plancher de danse du studio 42, à raison de quatre par émission. Dirigés par un chorégraphe, ils devront faire la preuve qu'ils méritent le titre de dieux de la danse. Au bout des 13 semaines, le duo gagnant héritera du trophée pour le moins encombrant, un dieu en plâtre de 600 livres et de 14 pieds. Comme au Match, trois juges décideront de leur sort : le pro, Nico Archambault, l'amateure passionnée, Chantal Lamarre, et le cynique, Serge Denoncourt.

Leur notation réserve des surprises. D'abord, Nico Archambault et Chantal Lamarre accordent chacun une note sur 100. Puis, les équipes ont le choix de prendre ou non le verdict de Serge Denoncourt, qui peut leur enlever ou ajouter jusqu'à 10 points à la fin de chaque émission. Ces variations peuvent décider des gagnants.

Sachez qu'il n'y aura pas de démolition aux Dieux de la danse. Nico Archambault et Chantal Lamarre accordent des notes très élevées, rarement sous les 80. Archambault se permet tout de même de commenter la technique et de faire ses recommandations. Serge Denoncourt, lui, se livre sans filtre, comme à son habitude. Il reproche à Marc Hervieux et à France Castel de ne pas avoir assez répété leur valse viennoise, accuse Étienne Boulay (en duo avec Debbie Lynch-White) de danser comme un frigo. «Ça ne m'a pas convaincu, je n'ai pas été épaté», dira-t-il d'un autre duo. Pas de complaisance, ça fait du bien.

Chantal Lamarre sort assurément les lignes les plus drôles. «Des fois, on se sentait dans un steakhouse en 68», envoie-t-elle à Marc Hervieux, après avoir comparé l'ouverture du numéro de Jonas et Joannie Rochette à un reflux d'égout.

Contrairement au Match des étoiles, vous ne verrez pas une douzaine de danseurs accompagner les couples. Ceux-ci sont laissés à eux-mêmes, leurs chorégraphes restant assis parmi le public. Pas de danseur professionnel pour les ramener quand ils perdent le contrôle. Vous entendrez peu leurs chorégraphes, si ce n'est que dans les vidéos des répétitions présentées avant chaque prestation.

Extrait des «Dieux de la danse»

Pour l'instant, les vedettes qui ont déjà fait de la danse me semblent avantagées. Parce que les candidats ne sont pas tous des dieux, malgré le titre. Antoine Vézina et Tammy Verge, seul véritable couple de la compétition, sont très drôles mais trop maladroits sur la piste pour penser repartir avec le trophée. Les répétitions, tout de même assez exigeantes, ont déjà fait une blessée, Rebecca Makonnen, qui s'est foulé une cheville. Elle pourra quand même danser, nous dit-on.

Si j'ai des réserves, ce n'est pas au point de faire un Serge Denoncourt de moi-même. Disons que le plancher de danse m'apparaît vaste et un peu terne, si on le compare au plancher lumineux du Match des étoiles. Un plancher grafigné en haute définition, ça déconcentre un peu. On est à la télé après tout. Pour le reste, on passe de bien agréables moments à regarder Les dieux de la danse. Dans l'émission de la semaine prochaine, Mathieu Quesnel et Léane Labrèche-Dor m'ont réellement épaté avec leur jive sur Si tu savais de Marie-Pierre Arthur, ma prestation préférée des deux premières émissions.

La direction a insisté : 80 % des chansons entendues seront en français. Pas d'orchestre en studio, mais les chansons sont réarrangées en studio pour convenir au style choisi. Jean-Philippe Dion, qu'on associe aux productions de Julie Snyder, fait une première incursion à Radio-Canada en tant que producteur de l'émission, chez Attraction Images.

À l'animation, Jean-Philippe Wauthier n'est pas l'être un peu baveux qu'il projette ailleurs, à peine moqueur. Denoncourt se charge de ce dossier. Jean-Luc Mongrain et Wauthier se sont entendus en ondes dimanche soir dans l'émission spéciale de la rentrée pour danser ensemble à la fin de la présente saison. Et comme on ne renie pas une promesse...

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