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X Ambassadors : jamais deux sans trois

Le groupe X Ambassadors sera à Sherbrooke, au... (Nick Walker, Universal Music)

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Le groupe X Ambassadors sera à Sherbrooke, au Granada, le 23 novembre.

Nick Walker, Universal Music

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(Québec) Les gars de X Ambassadors sont en voie de devenir des habitués de Québec. Les Américains sont venus au début de l'année assurer la première partie de Muse, ont participé au Festival d'été et reviennent maintenant au Grand Théâtre. Jamais deux sans trois? Le claviériste Casey Harris a répondu à nos questions.

Q En quoi cette nouvelle visite se distinguera-t-elle des précédentes?

R Il s'agit de notre propre concert, où l'on sera en vedette, et on jouera dans une salle. L'accueil dans le Canada français a été bon pour nous, on a eu des admirateurs vraiment enthousiastes. Ouvrir pour Muse, c'était incroyable, mais nous étions devant des fans de Muse, alors de jouer pour des gens qui viennent spécifiquement pour nous, c'est très excitant.

Q Vous avez travaillé durant environ six ans avant que le groupe ne réussisse à s'imposer comme c'est le cas maintenant, avec des simples comme Renegades ou Unsteady. Il y a eu des moments de découragement?

R Oh oui, pendant longtemps. Quand on vivait à New York, on ne jouait pour personne, ou devant dix personnes ou juste pour nos amis. On était mal payés, mais on avait quitté nos boulots respectifs pour mettre toute notre énergie dans le groupe et essayer d'en faire un succès. Il y a eu bien des années où on ne mangeait que des nouilles Ramen, des oeufs ou des bagels, tout ce qui était le moins cher... Surtout que New York est l'une des villes les plus coûteuses de la planète. Mais la question n'était jamais «est-ce que le groupe va s'arrêter?» mais plutôt «est-ce qu'on devra avoir un autre boulot?» On a la chance désormais d'être musiciens professionnels.

Q Vous êtes dans cette aventure avec votre frère, le chanteur Sam Harris. Quel genre de relation avez-vous? Vous êtes autant sur scène ensemble qu'en coulisses ou dans les partys de famille...

R On s'est chamaillés amplement quand on était petits, alors on a passablement réglé ça et on s'entend toujours bien. On est des frères, on se tombe sur les nerfs régulièrement, mais ça ne dure jamais longtemps. On ne traîne pas de rancunes.

Q Vous êtes presque entièrement aveugle. En quoi ce handicap vous donne-t-il une perspective particulière dans le groupe? Avec votre ouïe davantage développée, êtes-vous le directeur musical ou sonore du band?

R Jusqu'à un certain point, oui. Je suis le gars vers lequel les autres se tournent pour savoir quel accord, quelle mélodie ou quelle progression harmonique il y a dans telle chanson. Je crois que c'est davantage dû au fait que je suis un joueur de piano. Je crois que mon handicap rend les tournées plus faciles, car je suis tellement plus dans mon monde, derrière les claviers. Si la foule est très enthousiaste, alors je l'entends, mais autrement je ne vois pas de différence et je reste dans ma bulle, derrière les claviers, et je crois que ça me donne un avantage; car, dans un groupe, avant d'être connu, vous pouvez souvent jouer devant des foules plus ou moins enthousiastes et vous devez le faire comme si c'était votre meilleur spectacle. À ce chapitre, qu'importe la foule, je peux toujours me donner tout entier et ne pas me laisser influencer.

Q Votre handicap est lié à une maladie, le syndrome de Senior Loken, qui a affecté aussi vos reins. Votre mère vous a donné l'un des siens. Voilà un don qui démontre assurément l'amour inconditionnel familial, non?

R Absolument. Elle est venue me visiter il y a peu en Californie et on a célébré le septième anniversaire de cette transplantation. Voilà sept ans et nous sommes tous les deux en parfaite santé. Elle est une des personnes les plus en santé que je connaisse : elle fait des exercices tous les jours, elle mange bien. J'espère en faire autant un jour, je ne suis pas aussi en forme, mais je fais de mon mieux! Je suis tellement reconnaissant qu'elle ait été d'accord et prête à faire ça.

Q L'album VHS a été lancé en juin 2015. Comment les chansons ont-elles évolué sur scène?

R On est restés fidèles à l'album, mais on a changé beaucoup les chansons sur scène; on a allongé ou ajouté des sections qu'on n'avait pas sur l'album. Je crois qu'un groupe comme le nôtre, au moment actuel de notre carrière, ne peut pas enregistrer des chansons de sept minutes, alors quand on joue en spectacle, on se permet d'expérimenter.

Q Le groupe Imagine Dragons a joué un rôle important dans votre carrière; êtes-vous toujours en contact?

R Absolument, en particulier mon frère et Dan Reynolds, le chanteur d'Imagine Dragons. Ils se parlent régulièrement, ils sont proches. Chaque fois qu'on croise les gars dans des festivals ou qu'on a des spectacles ensemble, on aime passer du temps avec eux. Ils viennent tout juste d'achever une longue pause d'écriture, alors ils reprennent la route, tandis que nous, on s'apprête à s'arrêter, donc on s'est moins vus, mais on adore ces gars-là : c'est grâce à eux qu'on a eu notre contrat avec l'étiquette Interscope; ils nous ont amenés avec eux sur ce qui est devenu notre première grande tournée...

Vous voulez y aller?

X Ambassadors

Première partie : Savoir Adore

Mercredi 23 novembre, 20 h

Théâtre Granada

Entrée : 48,50 $

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