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Bill Cosby sera jugé au pénal pour agression sexuelle

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L'acteur américain Bill Cosby sera jugé au pénal pour agression sexuelle, a décidé mardi une juge de Pennsylvanie à l'issue d'une audience préliminaire, estimant que les éléments réunis par le procureur justifiaient la tenue de ce procès.

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Thomas Urbain
Agence France-Presse
Norristown

L'acteur américain Bill Cosby sera jugé au pénal pour agression sexuelle, a décidé mardi une juge de Pennsylvanie à l'issue d'une audience préliminaire, estimant que les éléments réunis par le procureur justifiaient la tenue de ce procès.

Le créateur du Cosby Show a cependant encore la possibilité de plaider coupable et de passer directement à l'étape du jugement.

«Bonne chance à vous, monsieur», a dit la juge Elizabeth McHugh à Bill Cosby après avoir rendu sa décision. «Merci», lui a répondu l'acteur et humoriste de 78 ans, qui n'a pas fait d'autre déclaration.

Lors de cette audience préliminaire, il appartenait au procureur du comté de Montgomery (nord-est), Kevin Steele, de convaincre la juge que les éléments du dossier justifiaient la tenue d'un procès.

Dans cette procédure, l'ancien héros de l'Amérique, qui a joué pendant des années le rôle du père idéal dans le Cosby Show, est poursuivi pour agression sexuelle aggravée sur la personne d'Andrea Constand, en 2004, chef d'accusation passible de dix années d'emprisonnement.

«Nous sommes ici parce que nous voulons la vérité», a commenté Kevin Steele à l'issue du jugement, dont il s'est félicité. «Nous attendons maintenant de connaître la date du procès», a-t-il ajouté.

Kevin Steele a décidé de rouvrir ce dossier vieux de onze ans sur la base du procès-verbal d'audition de Bill Cosby, qui avait accepté d'être entendu en 2005 dans le cadre de la procédure civile intentée par Andrea Constand.

Mardi, il a été uniquement question de ce témoignage et de celui d'Andrea Constand, recueilli également en 2005.

L'un des conseils de Bill Cosby, Brian McMonagle, a regretté que l'accusation ait choisi de s'appuyer sur ce document plutôt que de citer directement Andrea Constand à témoigner.

Discréditer un témoin

Il a cherché, en vain, à discréditer ce témoignage, soulignant qu'elle l'avait largement amendé en le relisant, supprimant des paragraphes entiers.

Des passages du procès-verbal de la déposition d'Andrea Constand ont été lus à l'audience.

La victime présumée y raconte avoir pris des pilules et bu du vin à l'invitation de Bill Cosby, puis avoir perdu possession de ses moyens quelques minutes plus tard.

Après l'avoir fait asseoir sur un canapé, il s'est positionné derrière elle, lui a caressé la poitrine, a mis ses doigts dans son vagin et a placé la main droite d'Andrea Constand sur son sexe en érection, selon le témoignage.

«Crédibilité»

Outre les nombreuses corrections effectuées par la victime présumée, Brian McMonagle a souligné que la jeune femme avait donné plusieurs dates pour les faits présumés lors de ses différentes dépositions.

Il a aussi insisté sur le fait qu'Andrea Constand avait pris les pilules et le vin de son plein gré le soir de l'agression présumée.

Ce qui importe, lui a rétorqué Kevin Steele, c'est «la position dans laquelle (Bill Cosby) la place et dont il tire avantage».

Autre point troublant, selon la défense de l'ancienne gloire, le fait que la jeune femme ait revu Bill Cosby plusieurs fois par la suite.

Le conseil s'est aussi appuyé sur le témoignage de Bill Cosby, qui a assuré avoir eu un échange physique avec Andrea Constand à deux autres reprises.

Lors de l'un d'eux, il lui a caressé la poitrine après avoir ôté son soutien-gorge, a-t-il dit lors de son audition. Selon lui, elle lui aurait alors demandé de s'arrêter, ce qu'il aurait fait.

L'assistant du procureur, Stewart Ryan, a multiplié les objections et fait valoir que «le sujet (de l'audience préliminaire n'était) pas la crédibilité».

«Nous ne sommes pas au procès»

La juge Elizabeth McHugh a abondé, rappelant plusieurs fois à l'ordre le conseil de Bill Cosby. «Nous ne sommes pas au procès», a-t-elle enjoint Brian McMonagle.

Lors de son audition, Bill Cosby avait reconnu avoir caressé la poitrine d'Andrea Constand et l'avoir pénétrée avec les doigts, mais nié avoir ouvert son pantalon et sorti son sexe.

Il avait assuré que la relation avait été consensuelle et qu'à aucun moment la jeune femme n'avait protesté ou manifesté sa désapprobation.

«Vous a-t-elle demandé de vous arrêter à quelque moment que ce soit? Non», peut-on lire sur le procès-verbal.

Plusieurs autres procédures sont en cours contre Bill Cosby pour des faits présumés de viols ou d'agression sexuelle, mais elles se déroulent toutes devant des juridictions civiles.

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