• Le Soleil > 
  • Arts 
  • > Art et publicité: François Massicotte achète sa liberté 

Art et publicité: François Massicotte achète sa liberté

L'humoriste François Massicotte n'a «pas peur du ridicule». C'est lui qui le... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'humoriste François Massicotte n'a «pas peur du ridicule». C'est lui qui le dit, il l'assume pleinement et le prouve chaque fois qu'il enfile un habit lui donnant l'air d'une grosse boule d'ouate (capuchon inclus...) pour vendre du papier absorbant dans des annonces publicitaires.

«Je sais que plusieurs refuseraient de faire cette pub-là à cause du costume. Ils en auraient honte. Moi, ça me fait rire. Je n'ai donc pas de problème avec ça», tranche le comique, qui joue depuis presque une décennie le personnage de Spongie dans les campagnes de promotion du papier essuie-tout Sponge Towels.

L'humoriste arrive ces jours-ci à la fin de la tournée de son sixième one-man-show, Jugez-moi (une dernière représentation à Québec aura lieu au Centre d'art La Chapelle le 5 décembre). Pour lui, l'association avec la compagnie Kruger s'est poursuivie sur les planches : quiconque a assisté au spectacle a été mis en contact avec le logo de Sponge Towels, commanditaire officiel de la tournée.

«Tant mieux si ça peut soutenir une production. Mais ils ne sont pas dans le show, nuance Massicotte. Il y a une mention pour dire qu'ils présentent le spectacle et des projections sur les murs avant. Mais une fois que le show commence, ils ne sont plus là. Ce n'est pas grand-chose quand on compare avec le sport, par exemple... Au hockey, il y a des logos de commanditaires partout sur les bandes.»

François Massicotte estime que son partenariat publicitaire représente dans son budget l'équivalent d'une quarantaine de représentations par année. Il dit trouver dans cette activité la liberté de gérer son horaire, de choisir les projets auxquels il veut participer... et à quel rythme.

 «Ce ne sont pas tous les humoristes qui vendent 200 000 ou 300 000 billets... Quand tu ne fais pas de shows, les revenus peuvent baisser beaucoup si tu ne fais pas de télé ou de radio. D'avoir ce soutien de la pub m'évite d'avoir à faire un autre travail qui ne serait peut-être même pas relié au spectacle ou de faire des spectacles dans des conditions qui ne me conviennent pas...»

Le comique garde toujours en mémoire une anecdote qui est arrivée à l'un de ses confrères. Au coeur d'une tournée particulièrement intense, il s'était fait interpeller par sa fillette. «Elle lui avait demandé : "Papa, elle est où ta maison à toi?" raconte-t-il. Je n'ai vraiment pas envie que mes enfants me disent ça. Chaque fois que je suis trop occupé, je l'entends, cette phrase.»

Visibilité

Si bien des gens l'associent désormais au personnage de Spongie, François Massicotte est loin d'en être à ses premières armes publicitaires. «J'ai toujours aimé ça. J'ai fait des voix pour Bell, j'ai fait des pubs de lait, de Doritos, pour le Loto 6/49, détaille-t-il. C'est toujours un appel tripant. C'est un tournage d'une journée, qui peut être drôle et qui va être vu beaucoup. À moins que la pub soit mauvaise, ça donne une bonne visibilité.»

Avec une carrière humoristique qui s'échelonne sur un quart de siècle, François Massicotte ne croit pas que la vitrine publicitaire contribue à remplir ses salles. Il estime toutefois que l'impact peut être non négligeable pour un comique qui se bâtit un public. Il cite en exemple le travail de Valérie Blais pour Home Depot ou de Jérémy Demay avec McDonald's.

«Loblaws, ç'a été très bon pour Louis-José Houde, renchérit-il. Les pubs de Honda ont été excellentes pour Martin Matte. C'était drôle. Quand c'est bien fait, c'est gagnant-gagnant. Les clients et l'agence pensent comme ça aussi. Ils veulent que ça soit bon. Ils ne veulent pas faire une pub stupide ou niaiseuse, que les gens ne vont pas aimer.»

Fan de pub, François Massicotte ne dirait toutefois pas oui à n'importe quoi. «J'en ai refusé que je ne trouvais pas bonnes. Si je ne suis pas à l'aise avec le produit ou la manière, je vais dire non», avance celui qui ne se gêne pas non plus pour exprimer ses préférences ou ses réticences dans son association actuelle avec Sponge Towels. «Il y a eu une pub il y a quelques années où ils sont allés un peu trop loin dans ce que j'avais à dire au niveau technique sur le produit, précise-t-il. Ça ne passait pas bien. Le personnage ne dit pas des termes techniques comme ça... Mets-le en voix off. Moi, je fais des phrases courtes et punchées. On s'est compris là-dessus. Mais il y a une fois où ç'a dérivé un peu...»

Avec un contrat qui vient à échéance l'an prochain, François Massicotte et ses partenaires évalueront en temps et lieu son avenir dans le costume de Spongie. «Est-ce qu'on poursuit ou non? Est-ce qu'on a fait le tour? Est-ce que je suis tanné? Je vais me poser ces questions à ce moment-là, indique l'humoriste. Il peut toujours y avoir d'autres projets. La pub, ce n'est pas 75 % de mes revenus, quand même...»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer