L'artiste David Dulac acquitté

Pour une exposition de fin d'année, David Dulac... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pour une exposition de fin d'année, David Dulac avait remis un texte où il décrivait un projet de performance qui a été jugé inquiétant par son entourage.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'artiste visuel David Dulac vient d'être acquitté par la Cour d'appel du Québec. Les juges concluent que le jeune homme n'avait pas l'intention précise de faire une menace de mort à l'intérieur d'un projet d'oeuvre artistique.

Dulac, ex-étudiant en arts visuels de l'Université Laval, n'aurait jamais dû être reconnu coupable de menaces de mort par la Cour du Québec le 19 juillet 2013, tranche la Cour d'appel.

Pour une exposition de fin d'année, David Dulac avait remis un texte où il décrivait un projet de performance qui a été jugé inquiétant par son entourage.

L'artiste annonçait son intention de kidnapper le plus d'enfants possible en les attirant dans sa voiture à l'aide de bonbons et de jeux vidéo. Il se proposait ensuite de les enfermer dans des poches de patates, de les accrocher au plafond et de les frapper avec une masse de fer. «Le sens de l'oeuvre sera de démontrer comment les beaux et petits enfants innocents vont vieillir à travers le monde contemporain pour devenir des adultes amorphes de demain», écrivait l'étudiant.

Après avoir prononcé le verdict de culpabilité, le juge Gilles Charest avait imposé une condamnation avec sursis accompagnée d'une probation de deux ans à l'artiste, qui avait donc repris sa liberté.

David Dulac, originaire de Saint-Georges, avait été détenu durant quatre mois à partir de son arrestation jusqu'à l'imposition de la peine.

La condamnation avait été maintenue en Cour supérieure.

«Erreur en droit»

Les deux juges ont erré en droit, affirme aujourd'hui la Cour d'appel.

«Le juge de la Cour supérieure a commis une erreur en droit en omettant de se prononcer sur la question de la mens rea [intention] et le juge de la Cour du Québec a erré à cet égard en abaissant le fardeau requis pour l'intention de menaces», écrivent les juges.

La preuve présentée lors du procès démontre «que l'appelant n'avait pas l'intention spécifique requise pour être déclaré coupable de l'infraction dont il était accusé», dit la Cour d'appel.

Les juges ajoutent que le témoignage de David Dulac lors du procès «ne permet pas de déceler une intention spécifique de susciter la crainte ou que le projet soit pris au sérieux». Son but, avec son étrange projet, était plutôt de contester le système institutionnel, ont retenu les juges.

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