RBO, meilleurs avec l'âge

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Pas reposant de faire une entrevue avec les drilles de RBO!

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(Québec) Ils seront les premiers artistes québécois à «dépuceler» le Centre Vidéotron, dixit Guy A. Lepage.

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Pendant près de 15 ans, Rock et Belles Oreilles a fait rire à la radio, à la télévision et sur scène.

Photothèque Le Soleil

Près de 25 ans après leur dernier spectacle à l'Université Laval, les membres de Rock et Belles Oreilles déferleront leur humour absurde demain dans The Tounes. Et, selon leurs dires, ils se sont bonifiés avec l'âge. Ça promet!

Pas reposant de faire une entrevue avec les quatre drilles, rencontrés fin août. Yves P. Pelletier, Guy A. Lepage, Bruno Landry et André Ducharme se connaissent si bien qu'ils finissent les phrases de l'un et renchérissent les blagues de l'autre. Il faut dire qu'ils en ont fait du chemin ensemble...

Pendant près de 15 ans, Rock et Belles Oreilles a fait rire à la radio, à la télévision et sur scène. Mais en 1995, les membres de la formation décident de tirer leur révérence pour poursuivre des carrières solos. Ils se réuniront ensuite pour quelques projets télévisuels, mais il faudra l'appel du grand patron du Festival Juste pour rire de Montréal, Gilbert Rozon, pour qu'ils retournent sur scène. C'était à l'été 2014. Rozon voulait un spectacle axé sur leurs chansons.

Pas rouillés

Les humoristes se rencontrent, craignant d'abord de ne pas avoir assez de matériel. Bruno Landry dresse une liste de tous les titres de chansons du groupe. À leur grande surprise, il y en avait des centaines, écrites à travers les années pour leurs émissions de télévision et de radio.

Les quinquagénaires avaient tout de même peur d'être un peu rouillés après toutes ces années. Il n'en était rien. «Même si ça faisait 23 ans qu'on n'avait pas fait de spectacle, on était meilleurs parce qu'on avait 23 ans de métier chacun de plus, affirme André Ducharme. RBO sur scène maintenant, c'est meilleur que RBO en 1991.»

Ils ont fait fureur lors de leur passage sur la place des Festivals. Si bien qu'ils ont eu envie de poursuivre l'aventure... à l'intérieur cette fois «pour que les gens entendent et voient tout», dit Lepage.

Scénographie étudiée

Dans The Tounes, version aréna - déjà présenté deux fois au Centre Bell à Montréal en juillet -, les chansons occupent le tiers du spectacle, le reste étant rempli de sketchs ramenant leurs plus célèbres personnages, comme la famille Slomo, Ringo Rinfret ou les Suppositoires de Satan. On nous réserve aussi quelques surprises, dont un segment spécialement écrit pour la capitale. Parions qu'ils se moqueront sans retenue de Régis Labeaume et des spéculations sur le retour des Nordiques. Reviendront-ils sur les propos de Lepage sur la vente des billets au Centre Vidéotron qui ont créé une tempête la semaine dernière? Avec leur autodérision, tout est possible!

Sketchs et chansons ont été enveloppés d'effets visuels à couper le souffle, avancent les acolytes. «La scénographie est tellement hot et la musique est tellement bonne que si on arrivait en retard au show ou qu'on ne venait carrément pas, ce serait quand même une agréable soirée», lance Lepage. Le groupe montréalais Les Porn Flakes et le musicien Gaétan Essiambre seront sur scène avec eux. «Au début des répétitions, on a dit : "On est rendus vieux, on ne veut pas commencer à faire des chorégraphies et à danser", raconte Yves P. Pelletier. Alors, on s'est dit qu'il fallait meubler la scène avec la scéno. Mais finalement, Les Porn Flakes sont là et on danse en plus, donc on a tout. C'est juste qu'on bouge moins vite qu'en 1991...»

«... c'est encore drôle...», réplique Guy A. Lepage.

«... le petit spring dans le derrière, il revient vite!» conclut André Ducharme.

Pas reposant qu'on vous disait...

L'histoire derrière les chansons

Leur spectacle s'appelle The Tounes. Nous avons donc demandé à RBO de nous dire quelques mots sur cinq de leurs plus grands succès.

• I want to pogne

Guy A. Lepage : «Elle est directement inspirée de tous les groupes dans les années 80 qui chantaient en anglais souvent avec un accent.»

Yves P. Pelletier : «Comme The Box ou Men Without Hats.»

G.A.L. : «Ou Céline Dion.»

André Ducharme : «Il y avait un contexte à l'époque. C'était parmi les premiers artistes à faire carrière en anglais. Il y avait une réaction dans la société. On se demandait ce qui était en train d'arriver.»

Le feu sauvage de l'amour

A.D. : «C'est une toune que j'ai coécrite quand j'avais 16 ans entre autres avec Jacques Chevalier des Bleu Poudre. On jouait cette toune-là dans le sous-sol chez Jacques, on se regardait et on disait : "Cette toune-là, c'est un hit! Oui, mais on a 16 ans, et il n'arrivera jamais rien."» [rires]

Bruno Landry : «On a déjà fait une version pour la France. Les refrains étaient les mêmes, mais les couplets avaient été modifiés. Ça disait : "Et en mettant tes lèvres contre mes lèvres, tu m'as transmis un bouton de fièvre." Ce n'était pas très bon.»

Bonjour la police

Y.P.P. : «C'est inspiré par l'émission Télé-patrouille. C'est un genre de petit talk-show du samedi matin où ils parlaient de protection du citoyen. Un policier recevait un invité. Quand on était à CIBL, à la radio communautaire, on a commencé à faire Bonjour la police. Guy n'arrêtait pas de dire que ça prendrait une toune Bonjour la police. Un moment donné, il s'est tanné et est arrivé avec une première version de texte.»

Pourquoi se droguer?

B.L. : «C'est né d'un sketch à la télé. Les gens étaient convaincus qu'on se droguait à l'époque. Avec la radio, la télé, les délais d'écriture, je pense qu'on était la gang la plus straight.»

G.A.L. : «On a à peu près 10 ans de notre vie, entre 1984 et 1994, où on ne faisait que travailler. Entre 24 et 34 ans, je faisais RBO à temps plein.

Arrête de boire

Y.P.P. : «C'est une chanson qui me fait penser à Québec, au Dagobert. Ça a été un gros succès à Québec. Quand on est venus au Festival d'été, la chanson n'était pas dans le spectacle parce qu'on venait juste de sortir notre disque et tout le monde voulait l'entendre. Mais on ne l'avait pas répétée. Le 19 septembre, on va la jouer, même deux fois si les gens veulent!»

Vous voulez y aller?

Qui : RBO

Quoi : The Tounes

Quand : samedi, 20h

Où : Centre Vidéotron

Billets : de 85,25 $ à 111 $

Info : www.ticketmaster.ca

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