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Aurian Haller: des chansons comme des poèmes

«Mes chansons sont plus personnelles que ma poésie.... (le Soleil, Patrice Laroche)

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«Mes chansons sont plus personnelles que ma poésie. Elles viennent un peu plus du coeur, un peu moins de la tête. Mais j'aime bien ça aussi, les idées», dit Aurian Haller.

le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Avec son jean délavé et son allure de rock star, impossible manquer Aurian Haller parmi le flot de promeneurs de l'avenue Cartier. Le musicien et poète peut toutefois compter sur autre chose que son look pour faire une impression durable.

The Dark Room, le deuxième album de The Aurian Haller Band, avait été très bien accueilli par la critique en 2013. Il nous arrive cette fois avec House of Words, un autre mélange réussi de folk, rock et jazz, auquel il a ajouté du synthétiseur, davantage de textures et un poème chanté (spoken word) en fin de course.

Haller est né dans l'Ouest canadien, a fait ses études universitaires en Géorgie et y a enseigné la musique avant de s'établir à Québec il y a une dizaine d'années. Son père, un anglophone, est né ici. Lorsque Aurian a exploré la ville pour trouver le quartier où il souhaitait vivre, il a choisi le quartier Montcalm, sans savoir que son père y avait habité.

«Je voulais être près du parc. À Vancouver, j'étais à deux pas de Stanley Park et à Montréal, j'étais tout près du mont Royal. C'est un motif», explique-t-il.

C'est sa mère, née en Autriche, qui lui a appris le français lorsqu'il était enfant. «Disons que j'arrivais ici sans être totalement dépourvu», raconte le musicien.

Vendredi musique

Du lundi au jeudi, il travaille comme consultant en arts pour les commissions scolaires. Mais le vendredi il se consacre à sa musique. Des relents de tendinite chronique, développée à la fin de l'adolescence quand un travail dans la construction et des séances intensives d'enregistrement lui ont éreinté les bras, l'ont obligé à mettre les freins. «J'ai arrêté de jouer, je ne savais pas quoi faire. J'ai commencé des cours de création littéraire et j'ai adoré ça», indique-t-il. Il navigue depuis ce temps entre la poésie et les chansons.

«Mes chansons sont plus personnelles que ma poésie. Elles viennent un peu plus du coeur, un peu moins de la tête. Mais j'aime bien ça aussi, les idées», lance-t-il en riant.

Graduellement, «avec beaucoup de yoga», il a pu se remettre à la guitare et au piano. Il joue aussi de l'harmonica et d'autres instruments, tout comme ses musiciens, Paul Hinton (guitare à six et huit cordes, lap steel, synthétiseur) et Daniel Marcoux (basse électrique et acoustique, violoncelle, guitare, piano). Les voix du batteur Barry Nameth, de Maude Brochu et de Monya Mathieu accompagnent également celle de Haller sur l'album, qui semble être le résultat d'une belle synergie.

Le groupe a aussi pu compter sur la touche de Bob Egan, de Blue Rodeo, à la guitare pedal steel. «Je lui ai donné carte blanche pour Window in a Mirror. Il a cinq pistes différentes, même un vieux son de radio des années 50», note Haller. «J'adore Daniel Lanois, surtout son album Black Dub. J'ai beaucoup de respect pour ses textures de sons, les multiples couches. On a un peu essayé de faire ça sur l'album.»

House of Words est construit comme un recueil de poèmes. Les mots y deviennent un refuge pour dénouer les paradoxes et les angoisses du milieu de vie. À 43 ans, Aurian Haller a toutefois ressorti une chanson écrite à l'aube de la vingtaine, Sister Moon. «J'étais parmi les yaks avec de grosses cloches au cou, il y avait une lune immense, incroyable», raconte Haller. «C'est une chanson extrêmement simple, avec seulement deux accords, alors que j'aime plutôt la complexité, habituellement.»

Une complexité nourrie, sans lourdeur, peut-on constater à l'écoute de l'album.

Il y aura un lancement-spectacle à la Ninkasi, 811, rue Saint-Jean, mardi, de 17h à 19h. On pourra aussi voir The Aurian Haller Band le 13 juin au Morrin Centre en première partie de Plants and Animals.

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