Les légendes de Jay Malinowski

Jay Malinowski a passé les derniers mois à...

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Jay Malinowski a passé les derniers mois à écrire un roman inspiré de son ancêtre  Charles Martel, un huguenot français qui a fui les persécutions pour s'établir à Halifax, où il est devenu marin et maître navigateur.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Il y a plusieurs années que Jay Malinowski n'a pas mis les pieds dans la capitale. En fait, sa dernière visite remonte à l'époque de Bedouin Soundclash. Il sera de retour lundi, pour la première fois en tant que Jay Malinowski & the Deadcoast et c'est avec un coffre rempli des légendes de son ancêtre Charles Martel qu'il se présentera au Palais Montcalm.

«J'ai été vraiment très occupé à écrire un roman au cours des derniers mois, alors maintenant, je voulais jouer à quelques endroits où je n'avais pas joué avec The Deadcoast. Sur scène, ce sera moi au piano et à la voix avec Elliott Vaughan à l'alto. Ce sera très intéressant», raconte-t-il en entrevue téléphonique à partir de son domicile de Vancouver.

Ceux qui possèdent son dernier album, intitulé justement Martel, sont au courant de la mythique qu'il développe autour de Charles Martel. Non pas le roi des Francs du VIIIe siècle, mais bien son homonyme, un marin du XVIIIe siècle qui est l'un des ancêtres directs de Malinowski.

«L'album, comme le livre que je prépare, est basé sur des histoires que me racontait mon grand-père, qui habitait au Cap-Breton. Elles m'ont toujours fasciné et cette mythique a toujours été importante dans cette région», explique le chanteur.

Marin

Charles Martel était un huguenot (un Français protestant) qui aurait fui les persécutions qui avaient alors cours en France pour se réfugier à Halifax. «Plusieurs d'entre nous peuvent très bien se reconnaître dans ces problèmes, c'est-à-dire ce que nous faisons pour survivre et trouver la paix», explique Malinowski.

Son ancêtre est devenu marin et maître navigateur, enseignant à d'autres comment négocier avec la mer à une époque où les marins, pour survivre sur l'océan, utilisaient encore des sextants et d'autres instruments tombés en désuétude à l'heure des systèmes GPS.

Même si son grand-père, qui était le gardien de tous ces souvenirs familiaux, est décédé en 2007, l'artiste avoue être retourné au Cap-Breton récemment. Il y a rencontré deux de ses cousins qui habitent encore la maison de son grand-père afin de s'imprégner de la riche histoire familiale. «Là-bas, il y a des tombes derrière les maisons, et il y a des ancres gravées sur presque toutes les tombes. Je m'aperçois que, comme mon ancêtre, j'ai vécu une vie de nomade, errant çà et là.»

Le roman de Malinowski, qui sera publié en ligne cette année par Harper-Collins et dont il présente régulièrement des chapitres sur sa page Web, est basé sur les mêmes histoires entendues de son grand-père. S'y ajoutent cependant davantage d'éléments de fiction.

«C'est un marin qui s'appelle Martel et qui a une petite-fille avec qui il est en froid, alors il lui écrit afin qu'elle ne fasse pas les mêmes erreurs que lui. Ce personnage-là, il est basé sur une foule de gens que j'ai rencontrés au fil des années.»

Bedouin Soundclash

Sur le plan musical et sur le plan littéraire, Jay Malinowski est donc très occupé. Il ne lui reste donc pas énormément de temps pour envisager d'autres projets, comme un retour de Bedouin Soundclash pourtant espéré par plusieurs fans.

«Moi et Eon [Sinclair, le bassiste], on parle ensemble de soccer tous les jours!» tient cependant à préciser Malinowski. « Pour moi, la base même de Bedouin Soundclash, c'est l'amitié qui nous unit, moi et Eon, et elle est toujours intacte», précise le chanteur et guitariste du trio.

Malinowski et Sinclair se sont réunis l'été dernier avec le batteur original Pat Pengelly, qui avait été remplacé par Sekou Lumumba en 2009, afin de donner un spectacle-bénéfice au profit de la Fondation de la fibrose kystique à Toronto. «En mai, on avait appris la mort de notre ancien gérant Paul Gourlie, alors c'était une bonne raison de nous réunir», termine-t-il, laissant toutefois planer le doute à savoir si une nouvelle réunion pouvait un jour se matérialiser.

Vous voulez y aller?

Qui : Jay Malinowski & The Deadcoast (Émeraude en première partie)

Quand : lundi à 20h

Où : Palais Montcalm

Billets : 20,50 $

Tél. : 418 641-6040

ou 1 877 641-6040

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