Contes à passer le temps: des rires et des vérités

Jean-Michel Déry, Maryse Lapierre, Noémie O'Farrell, Joëlle Bond... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Jean-Michel Déry, Maryse Lapierre, Noémie O'Farrell, Joëlle Bond et Jacques Leblanc durant la scène finale, une nouvelle version du conte de Rose Latulipe.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Les Contes à passer le temps en est seulement à sa deuxième présentation, mais déjà, on sent que la tradition s'installe. Les histoires abracadabrantes, pleines de vérités, d'émotions et de rires, campées dans les quartiers centraux de Québec, sont un remède implacable au blues saisonnier.

Le concept est simple : cinq auteurs pour cinq conteurs (certains endossent les deux chapeaux) enveloppés par une légende traditionnelle remaniée, jouée par tous, qui ouvre et qui clôt le spectacle.

La salle est intime, et malheureusement, loin d'être remplie pour la première représentation...

Nous commençons la soirée avec Jacques Leblanc, qui livre une version remaniée de la légende de Rose Latulipe (vous savez, celle qui danse avec le diable au son du violon), conte qui a fusionné avec celui de Cendrillon sous la plume de Maxime Robin.

Nous retrouvons une fée des étoiles de Montcalm en peine d'amour (Maryse Lapierre), qui trouve les moyens d'expier sa peine d'un 31 à l'autre (31 août, 31 octobre). Le temps fait des bonds, revient sur lui-même et s'arrête allègrement dans Contes à passer le temps, tandis que les personnages évoluent dans des rues et des endroits bien réels de la capitale.

Une caissière de l'Intermarché Saint-Roch, interprétée avec talent par Joëlle Bond, raconte ensuite un étrange voyage dans le temps qui bousculera son quotidien fade. Jacques Leblanc, dont on ne connaissait pas le talent d'auteur, signe un texte savoureux et touchant.

On navigue d'ailleurs constamment entre les rires (à s'en donner mal au ventre) et des situations troublantes de vérité. Noémie O'Farrell raconte une traversée incongrue de la côte d'Abraham, au côté «d'un petit lutin trash sorti de la falaise», Lise Castonguay relate un cadeau de la vie, arrivé chez Pierrot, célèbre casse-croûte de Limoilou, alors que Jean-Michel Déry narre comment il s'est retrouvé, dans des habits de père Noël et avec une voix à la Batman, à fantasmer le plus beau moment de sa vie, et du quartier tout entier.

L'ensemble, produit par la jeune compagnie La Vierge folle, regorge de beaux moments. On note quelques hésitations ici et là, des moments où le texte aurait gagné à être resserré, mais on sort surtout de la salle avec l'impression d'avoir reçu un merveilleux cadeau.

Contes à passer le temps est présentée jusqu'à dimanche à la Maison Chevalier.

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