Les Zurbains: célébration festive

Alexandre Leroux, Kevin Houle (photo), Gabrielle Néron, Mikael... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Alexandre Leroux, Kevin Houle (photo), Gabrielle Néron, Mikael Gouin et Charles-Alexandre Dubé défendent les contes à tour de rôle, avec une énergie contagieuse.

Photo Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les Zurbains, des contes pour et par des adolescents, célèbrent leur 15e anniversaire avec une représentation relevée, festive dans sa forme, mais riche en réflexions. Les quatre contes issus de l'imagination d'élèves du secondaire et de celle du dramaturge Martin Faucher sont interprétés par de jeunes acteurs professionnels qui se donnent corps et âme pour faire partager la magie du théâtre.

Les Zurbains sont un pari fou, celui du dramaturge Yvan Bienvenue, qui l'a ensuite cédé au théâtre montréalais Le Clou. Pour cette édition spéciale, ses trois directeurs artistiques - Monique Gosselin, Benoît Vermeulen et Sylvain Scott - ont décidé d'en assumer la mise en scène, follement vivante et énergique. De simples parapluies, dont certains transformés en lampes sur pied ou en érables à sucre, servent d'accessoires et de lien entre les cinq récits.

Car ce pari d'écriture, les jeunes l'ont relevé avec brio. Leurs textes sont parfois d'une audace surprenante. Thomas Ginter a imaginé pour Clean un pays sous la botte des fascistes. Dans une langue parsemée de mots inventés, l'élève du Collège Nouvelles frontières, à Gatineau, décrit le dilemme moral d'un jeune qui joint la résistance après la mort de son grand frère. Peut-il tuer un semblable au nom d'une cause en apparence noble?

Pour sa part, le narrateur du Monstre commence par raconter que sa mère lui a donné son premier fix à cinq ans. Le Sears! Complètement accro, il plane lorsqu'il reçoit sa première carte de crédit, à 16 ans. La dette qu'il se crée l'oblige à travailler chez «Wal-Marde» et lui ouvre les yeux. Marion Chassé, du Collège de Montréal, tente de terrasser le monstre de la consommation et ses ravages par l'absurde, sans être trop moralisatrice. C'est bien réussi.

Christophe Hamel et Éva Vandervort Charbonneau ont plutôt choisi le fantastique pour leur conte. Le premier, élève de la Polyvalente de L'Ancienne-Lorette, a imaginé un prof un peu naïf qui découvre un trafic d'organes dans son école secondaire. Le ton humoristique de Complicité rend le tout plausible. Quant à la deuxième, aussi du Collège de Montréal, elle met en scène une créature mythologique dans Le parapluie.

Finalement, l'auteur Martin Faucher propose une réflexion intéressante dans Mon printemps arabe sur les questions d'identité, de racines, de filiation, l'amour, la mort... Son Julien, le «roi du u-turn mental», découvrira que la vie nous réserve parfois d'étonnantes et agréables surprises.

Alexandre Leroux, Kevin Houle, Gabrielle Néron, Mikael Gouin et Charles-Alexandre Dubé défendent les contes à tour de rôle, avec une énergie contagieuse, avant d'être tous réunis pour la scène finale du Monstre. Ils ont obtenu des applaudissements fort mérités, qui s'adressaient aussi aux jeunes auteurs. Les ados présents aux Gros Becs, mardi après-midi, s'y sont reconnus.

Les Zurbains (dès 13 ans) est présenté aux Gros Becs jusqu'au 30 novembre.

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