Parents à vie 2: l'histoire se répète

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La comédie ne manque pas de ressort même... (Renaud Philippe)

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La comédie ne manque pas de ressort même si les thèmes sont éculés et que les auteurs ne cherchent pas à les renouveler.

Renaud Philippe

Éric Moreault
Le Soleil

(Québec) Pourquoi changer une recette à succès? L'équipe du Nouveau Théâtre de l'île d'Orléans poursuit sur la lancée du succès remporté par la présentation de Parents à vie, lors de son ouverture l'an passé, pour programmer le deuxième épisode intitulé Le retour. Qui souffre du syndrome de la suite, tout en offrant une bonne comédie estivale pour peu qu'on se laisse gagner par le plaisir communicatif des acteurs.

Les créateurs de Parents à vie 2 font un véritable travail d'artisans qui rappelle celui des troupes d'un passé pas si lointain. Bruno Marquis et Marylise Tremblay écrivent et mettent en scène cette comédie basée sur la vie de famille dans laquelle Marquis joue aussi le rôle du père, Maurice, en plus de concevoir le décor.

Jean-René Moisan (Dominic) et Caroline Stephenson (Gisèle) reprennent eux aussi leurs rôles respectifs du grand flanc mou de fils et de la mère au grand coeur. Un nouveau personnage fait son apparition dans le décor : Chris, une anglo surexcitée qui casse son français, interprétée par Joëlle Bond.

Pas besoin d'avoir vu la première mouture pour comprendre la seconde, fort simple, qui se déroule deux ans plus tard. Dominic, 30 ans, revient à la maison qu'il n'a jamais vraiment quittée avec sa blonde Chris dans son sillage. Au grand désespoir de son père retraité et de sa mère angoissée par le passage du temps.

La comédie ne manque pas de ressort même si les thèmes sont éculés et que les auteurs ne cherchent pas à les renouveler. Reste que les dialogues sont bien tournés, malgré les jeux de mots parfois un peu lourds, notamment dans l'abus de vocabulaire automobile, qui finit par être lassant (le père vendait des voitures).

Problèmes de rythme

La pièce prend du temps à atteindre son tempo. L'utilisation du noir complet pour les transitions ralentit une pièce peu rythmée, du moins au début. L'action gagnerait à être resserrée, surtout dans la mise en situation du père et de la mère. Heureusement, les choses finissent par se placer. Les situations comiques abondent, et les acteurs prennent leurs marques.

Bruno Marquis est très naturel dans le rôle du père débonnaire. Jean-René Moisan en fait parfois un peu trop dans son rôle d'éternel adolescent, mais on y croit. Caroline Stephenson compose avec justesse la mère. C'est toutefois Joëlle Bond qui s'avère la dynamo du rire.

L'actrice, qui a parfois tendance à jouer dans le même registre, est pétulante dans la peau d'une jeune femme un brin superficielle mais volontaire. Très physique, les mimiques en prime, la belle jeune femme met le rôle de Chris à sa main.

La pièce a pris l'affiche forte du succès obtenu lors de sa création en 2009, à La Roche à Veillon, à Saint-Jean-Port-Joli. Au final, Parents à vie 2 - Le retour nous fait passer une soirée correcte, sans plus.

Parents à vie 2 demeure à l'affiche du Nouveau Théâtre de l'île d'Orléans jusqu'au 1er septembre.

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