Festival d'opéra de Québec: sous un ciel favorable

Pierre Phaneuf, directeur de production d'Ex Machina, et... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Pierre Phaneuf, directeur de production d'Ex Machina, et Grégoire Legendre, directeur de l'Opéra de Québec

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Richard Boisvert
Le Soleil

(Québec) Pour l'équipe réunie autour du metteur en scène Robert Lepage, présenter la première mondiale de La tempête au Festival d'opéra de Québec constitue le meilleur des scénarios possibles.  «C'est comme si on avait réuni toutes les conditions gagnantes», explique Pierre Phaneuf, directeur de production d'Ex Machina. «Robert peut essayer plus de choses. On a plus de souplesse pour la création.»

Les artisans réunis sentent dans un environnement convivial, comme en famille. «On dispose de tous les leviers pour contrôler le risque», fait valoir M. Phaneuf.

Le directeur de l'Opéra de Québec confirme. La collaboration entre son équipe et celles d'Ex Machina et du Metropolitan Opera de New York est exemplaire. «Le Met nous a facilité la tâche», indique Grégoire Legendre, tout en rappelant que Québec est la première compagnie canadienne à coproduire un spectacle avec la prestigieuse maison américaine.

Pour le jeune Festival d'opéra de Québec, produire La tempête marque une sorte de moment de vérité. Créer l'oeuvre à Québec est un grand privilège, mais cela suppose également qu'on assume toutes les difficultés, fait remarquer M. Legendre.

Ce dernier reste toutefois très confiant et, surtout, enthousiaste. «C'est grandiose, s'exclame-t-il. Le rossignol (la production de l'été dernier), c'était beau, mais pas si gros».

Techniquement parlant, La tempête demeure une machine assez complexe. Le concept tel qu'imaginé par Lepage déplace l'action de la pièce originale de Shakespeare d'une île déserte jusqu'à la Scala de Milan. Visuellement, comme si les éléments se déchaînaient sur la scène du célèbre théâtre italien. Un immense cadre de scène a été conçu à cet effet.

Chose exceptionnelle, les chanteurs, les équilibristes et les choristes ont eu la chance de répéter directement sur la scène du Grand Théâtre de Québec dès le tout début, une première, et pendant tout un mois. Le grand luxe, quoi.

«Ce sera plus beau qu'à la Scala!» prédit Pierre Phaneuf.

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