Les premiers prix Robert-Lepage

Éric Moreault
Le Soleil

(Québec) Voici, chers lecteurs, les gagnants des premiers prix Robert-Lepage. Il n'y a pas eu de mises en nomination, pas de gala, pas de chichis... et un seul juge. Je sais, c'est un peu surprenant. L'idée? Célébrer la vibrante vitalité du théâtre à Québec et l'éclatante créativité de ses artisans d'un coup de chapeau à la fin de la saison 2011-2012.

Quand j'ai eu cette idée, j'ai d'abord voulu appeler ça les Paul-Hébert. Ça me semblait évident. Sauf que je me suis rappelé qu'il y a déjà un prix Paul-Hébert, pour le meilleur premier rôle, remis depuis 1977 en plus. Quoi faire? Trouver quelqu'un qui incarne l'esprit d'audace du théâtre d'ici, qui devient son meilleur ambassadeur sur toutes les scènes du monde, qui peut exceller tout autant comme auteur, interprète que metteur en scène... Bon, vous avez compris: Robert Lepage s'est imposé.

Je ne lui ai pas demandé la permission, remarquez. Mais puisqu'il parle parfois du Soleil dans ses pièces et qu'il ne nous consulte pas non plus...

J'avais l'embarras du choix - plus d'une trentaine de pièces, sans compter celles du Carrefour international de théâtre de Québec, que j'ai choisi d'exclure du palmarès. J'ai plutôt créé une catégorie unique pour mon coup de coeur de cet événement que j'attends avec la même impatience que d'autres manifestent pour le Festival d'été (que je fréquente beaucoup aussi).

Woopsi, c'est là que je me suis rendu compte que Robert Lepage y a présenté Lipsynch à la dernière présentation. Avec tous ses prix internationaux, je me suis dit qu'il pouvait sauter son tour pour cette première. Et s'il gagne à l'avenir, ça me fera plaisir de lui remettre sa claque dans le dos. Comme ça, il aura peut-être le temps de m'accorder cinq minutes d'entrevue...

Me restait plus qu'à me réunir avec moi-même pour délibérer. Ne riez pas. Ce n'est pas aussi évident que ça en a l'air. Et j'ai choisi aussi de vous épargner les explications sur mes choix pour mettre l'accent sur ceux qui le méritent vraiment.

En toute modestie et sans prétention, mais en toute subjectivité, voici ceux et celles qui m'ont fait vibrer. En espérant que ce soit le début d'une longue tradition. À laquelle je vous invite à participer sur mon blogue (blogues.cyberpresse.ca/moreault), en y laissant vos coups de coeur et vos suggestions.

***

MEILLEURE PIÈCE

L'absence de guerre

(mise en scène d'Édith Patenaude, à Premier Acte)

MISE EN SCÈNE

Jean-Philippe Joubert

(Projet EAU, au Périscope et aux Gros Becs)

TEXTE ORIGINAL

Sébastien David (En attendant Gaudreault, à Premier Acte) et Jennifer Tremblay (La liste, au Périscope)

ACTEUR PREMIER RÔLE

Christian Michaud (L'odyssée, au Trident)

ACTEUR SECOND RÔLE

Frédérick Bouffard (Tom à la ferme, à la Bordée)

ACTRICE PREMIER RÔLE

Sylvie Drapeau (La liste, au Périscope)

ACTRICE SECOND RÔLE

Monique Mercure (Jocaste reine, à la Bordée)

SCÉNOGRAPHIE

Marie-Renée Bourget Harvey

(Tom à la ferme, à la Bordée, et L'odyssée, au Trident)

COSTUMES

Claudie Gendreau et Catherine Higgins

(Madame de Sade, au Trident)

ÉCLAIRAGES

Denis Guérette (Jocaste reine, à la Bordée)

MUSIQUE

L'Orchestre d'Hommes-Orchestres

(Cabaret brise-jour..., au Périscope)

THÉÂTRE JEUNE PUBLIC

Les mains dans la gravelle (mise en scène

de Serge Marois et Simon Boulerice, aux Gros Becs)

CARREFOUR DE THÉÂTRE

La nuit juste avant les forêts

(mise en scène de Brigitte Haentjens)

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