Anik Jean à Tout le monde en parle: même pas d'excuses

Anik Jean n'a pas voulu s'excuser dimanche à... (Photo Karine Dufour)

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Anik Jean n'a pas voulu s'excuser dimanche à Tout le monde en parle et a même défendu sa décision d'envoyer des lettres de menaces à une cinquantaine de journalistes et de personnalités. «C'est un coup de théâtre que j'ai fait.»

Photo Karine Dufour

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(Montréal) «Tout le monde en parle mais personne n'en achète.» Dany Turcotte n'a pas eu beaucoup de pitié pour Anik Jean, à qui il a donné cette carte dimanche soir à Tout le monde en parle. Pour sa stratégie très discutable de promotion, que plusieurs ont qualifiée «de mauvais goût», la chanteuse n'a pas daigné s'excuser ou se montrer désolée.

«Je trouve ça plate, je ne pouvais pas le savoir», s'est-elle contentée de répondre aux victimes de sa campagne, qui ont cru à de véritables menaces d'un détraqué.

Rappelons les faits : l'équipe d'Anik Jean a envoyé des messages anonymes dans lesquels des lettres de journal découpées et collées formaient les mots «Minable» et «Je n'arrêterai pas», pour promouvoir son album intitulé : Schizophrène. Une décision qu'elle assume totalement, et qu'elle a prise pour attirer l'attention des radios. «Jamais personne n'en aurait parlé, sinon», croit la chanteuse.

Or, certains destinataires ont vraiment cru à ces lettres de menaces, dont le journaliste Sylvain Cormier, du Devoir, qui a alerté les autorités. D'autres, comme l'animateur Sylvain Ménard du 98,5, à Montréal, ont exigé des excuses, qui ne sont pas venues. «C'est un coup de théâtre que j'ai fait. On fait des arts, je ne suis pas comptable», s'est défendue Anik Jean, qui soutient que ces lettres n'avaient rien de menaçant.

La chanteuse, dont il a été beaucoup question de son conjoint, Patrick Huard, a intitulé son album Schizophrène en hommage à son frère, atteint de schizophrénie et mort au printemps dernier. Quatre pochettes différentes de l'album sont mises en marché pour symboliser les diverses personnalités de la chanteuse.

Pour une rare fois, Louis Morissette n'avait aucun choix controversé à défendre dimanche. Celui qui signe l'adaptation de l'émission belge What If?, devenue Et si? à V, n'a pu s'empêche de lancer une flèche à l'empire Québecor, reprochant à Pierre Karl Péladeau de «diffuser des émissions de l'étranger mal doublées».

À propos du Bye Bye, il a répondu ceci à Michel Rochette, directeur des communications du Parti libéral du Québec, qui lui reprochait d'avoir épargné le Parti québécois : «Les libéraux ont été au pouvoir durant huit mois, les péquistes, quatre. C'était le même prorata des gag. [...] Ils avaient neuf ans de pouvoir derrière eux, je pense qu'ils pouvaient prendre un gag!»

Guy A. Lepage ne s'est pas empêché de lui poser quelques questions corsées, dont celle «qui tue» : «La télé sur le divan, est-ce que tu regarderais ça si tu la produisais pas?» La répartie de Morissette, très à l'aise dimanche, a bien servi l'émission.

Lothaire Bluteau

Venu promouvoir le film Rouge sang, Lothaire Bluteau a été sans conteste l'invité le plus intéressant de la soirée. L'acteur québécois, qui vit à New York, a tenu  sur cette ville et ses habitants un discours qu'on n'entend jamais: «C'était tendre», a-t-il dit en parlant des regards qu'il a vus dans la rue, après l'attaque des deux tours le 11 septembre 2001. «Mais c'est pas ça qu'on voyait à la télé», déplore-t-il.

«Être un acteur pour moi, c'est avoir un passeport», a déclaré Bluteau, qui a joué dans Les Tudors et 24 heures chrono aux États-Unis. Il est revenu sur l'époque de Jésus de Montréal, dont il a tenu le rôle-titre. «On était sûrs que ça allait être un flop!» a-t-il dit. Heureusement, ça ne l'a pas été.

Invitée dans la foulée du mouvement Idle No More, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, Michèle Audette, s'est indignée, à raison, que des 633 communautés autochtones au pays, 200 n'ont pas accès à de l'eau potable, «un droit fondamental», a-t-elle dit. À ses côtés, le député néo-démocrate Roméo Saganash a raconté l'enfer de ses semblables qui ont été agressés sexuellement durant leur enfance dans les pensionnats. M. Saganash, qui a été expulsé d'un avion parce qu'il était en état d'ébriété en octobre dernier, suit maintenant une thérapie et paraissait en très grande forme dimanche soir.

L'acteur et réalisateur Yan England, dont le court métrage Henry est en nomination aux Oscars, et l'auteur suisse Joël Dicker, qui fait fureur avec son roman La vérité sur l'affaire Harry Quebert, comptaient aussi parmi les invités.

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