Reine du foyer et Papa a raison: et on endurait ça!

Reine du foyer rappelle  l'époque révolue où...

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Reine du foyer rappelle l'époque révolue où la femme était destinée au rôle de maîtresse de maison.

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On en a fait du chemin dans le dernier demi-siècle au Québec. Mais qu'avons-nous gardé de cette société étranglée par l'Église, née pour un petit pain, basée sur la privation? Voilà un sujet vaste, l'évolution du rôle de l'homme et de la femme au Québec, sur lequel se penchent Reine du foyer et Papa a raison, deux très intéressantes miniséries de trois épisodes chacune, diffusées dès lundi à 20h, à Historia.

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Le constat de Papa a raison est dur pour l'homme québécois d'hier, qui n'aimait pas le risque, territoire réservé aux riches Anglais.

Extrêmement bien documentées, les deux oeuvres s'appuient sur les propos de spécialistes mais aussi d'aînés témoins de toute cette évolution. Diffusée la première, Reine du foyer rappelle l'époque révolue où la femme était destinée au rôle de maîtresse de maison. Le terme est apparu dans les années 50 en même temps que la société de consommation, mais ça nous apparaît si loin.

On ne peut s'empêcher de sourire en regardant les étudiantes au bac en sciences domestiques apprendre à dresser la table, à s'occuper d'un bébé, et maniant la machine à tricoter. La Bree Van de Kamp de Beautés désespérées aurait jubilé à fréquenter l'une de ces écoles ménagères - ou écoles du bonheur! -, dont les diplômées sortaient en parfaites reines du foyer. L'image était forte : l'historienne Micheline Dumont a même conservé le livre d'instructions d'un appareil ménager de l'époque qui représentait la femme avec une couronne sur la tête.

Beaucoup moins glorieux, le constat de Papa a raison (diffusée à partir du 18 février, à ne pas confondre avec la comédie des années 50) est dur pour l'homme québécois d'hier, qui n'aimait pas le risque, territoire réservé aux riches Anglais. «Fallait fonder une famille, travailler pis pas faire d'argent», relate Gérard Doucet, un des aînés interviewés, qui a déserté pour échapper à la guerre. Il faut dire que dans l'histoire, la femme partait de rien, alors que l'homme, lui, dominait tout et a bien dû reculer pour laisser son épouse s'émanciper.

L'auteur et journaliste Mathieu-Robert Sauvé croit que l'homme québécois avait peu de modèles inspirants. Il appuie sa théorie sur le culte voué à Joseph, le père de Jésus, cet homme finalement peu présent, qui n'a fait que son devoir avant de s'éclipser. Pour Sauvé, l'oratoire Saint-Joseph n'est ni plus ni moins qu'un «monument à l'impuissance masculine»! «Les images d'hommes faibles, humbles et effacés ont beaucoup influencé la condition masculine québécoise», ajoute-t-il.

Les deux miniséries, qui explorent notre évolution jusqu'à aujourd'hui, foisonnent d'images d'archives particulièrement bien choisies, trouvées dans des collections personnelles, à l'ONF ou à Radio-Canada. Parmi les témoins d'hier, vous entendrez le récit d'une dame qui a travaillé dans une usine d'obus pendant la Seconde Guerre. Toute la portion sur le rôle des femmes durant la guerre est fascinante.

Danielle Proulx prête sa voix à Reine du foyer, alors que Raymond Cloutier le fait pour Papa a raison. La réalisation des deux oeuvres produites chez Zone 3 a été confiée à Lisette Marcotte, réalisatrice-coordonnatrice d'Une pilule, une petite granule à Télé-Québec. Une série sur le mariage suivra dans la même case après les six épisodes.

Le hockey fait mal à Unité 9

Le retour du hockey bouleverse forcément les chiffres d'auditoires. Mardi soir, le match contre les Panthers, suivi par 809 000 amateurs, a fait mal à Unité 9, qui est passé en une semaine de 1 979 000 à 1 643 000 téléspectateurs. À TVA, O' en a retenu 784 000. Puis, Mémoires vives a légèrement reculé, conservant 858 000 télé-spectateurs à Radio-Canada, con-tre 856 000 pour Destinées à TVA.

VoirGRAND.tv, c'est reparti

L'émission VoirGRAND.tv, consacrée à la relève entrepreneuriale, est de retour pour une cinquième saison à MAtv. L'animatrice et productrice Anne Marcotte, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, et la fondatrice des restaurants Cora, Cora Tsouflidou, qui siège au conseil d'administration de l'émission, étaient réunies hier au Capitole pour lancer cette nouvelle saison et dévoiler les noms des cinq finalistes entrepreneurs. À Québec, l'émission est diffusée le mercredi à 21h, le samedi à 18h et le dimanche à 19h30.

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