Ève Landry: la révélation d'Unité 9

Il a suffi d'un rôle, mais tout un, pour faire passer Ève Landry du pur... (Photo André Pichette, La Presse)

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Photo André Pichette, La Presse

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(Montréal) Il a suffi d'un rôle, mais tout un, pour faire passer Ève Landry du pur anonymat à une certaine célébrité. L'actrice derrière la méchante Jeanne dans Unité 9 à Radio-Canada nous prévient de ne pas juger trop vite son personnage, qui cacherait semble-t-il des blessures profondes pour agir avec autant de sournoiserie.

Mais qui est Ève Landry? Outre quelques apparitions à la télévision, elle a toujours réussi à vivre du théâtre depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 2007. Les gens qui la croisent dans la rue lui demandent gentiment de «lâcher Marie», la prisonnière jouée par Guylaine Tremblay.

Quand le projet d'Unité 9 a été annoncé aux médias, des amis «qui la voyaient tellement là-dedans» lui ont téléphoné pour lui dire de passer les auditions. Elle a d'abord auditionné pour le rôle de Laurence, finalement offert à Sarah-Jeanne Labrosse, mais la directrice de casting, Lucie Robitaille, a eu envie de lui confier celui de Jeanne. «Quand j'ai vu le rôle, c'est celui-là que je voulais.»

La comédienne, autrement plus sympathique que son personnage, avait déjà la tête partiellement rasée avant d'aborder le rôle; l'équipe d'Unité 9 a peaufiné le travail pour lui donner ce look de fille tough qui n'a peur de rien et qui se fout d'un peu tout le monde.

Mais attendons avant de brûler Jeanne au bûcher! «Il n'y a personne dans la vie qui est juste méchant. Tant mieux si les gens haïssent Jeanne pour l'instant, ils vont se faire prendre à leur jeu. Les gens vont s'excuser bientôt!» prédit l'actrice.

Investie d'une mission

Comme on le voit rarement à la télévision, Ève Landry se sent pratiquement investie d'une mission, celle de montrer une vision réaliste la détresse de ces femmes, qui ont toutes un passé lourd. «Je ne suis pas du tout une fille trash, qui fait de la drogue, mais le vécu de ces gens-là m'a toujours fascinée. Je ne serai jamais capable de me détruire à ce point-là, de faire mal aux gens que j'aime, mais je me pose beaucoup de questions là-dessus.»

Bien qu'elle n'ait jamais mis les pieds en prison, elle souhaite traduire de la façon la plus crédible le quotidien d'une prison de femmes. «J'ai des contacts qui ont travaillé dans une prison. Je me suis jurée de les rencontrer pour m'inspirer encore plus.»

La réaction du public semble lui donner raison. Une amie de son coin de pays, le Bas-du-Fleuve, l'a même informée qu'au centre de femmes où elle travaille, on analyse les comportements des filles de l'unité 9 dans une optique de réinsertion sociale. De la télé qui a du sens.

Comme plusieurs d'entre nous, Ève Landry a perdu plusieurs préjugés qu'elle se faisait du milieu carcéral. Quand le personnage de Lucie, la soeur de Marie, a dû être fouillée à nu au dernier épisode, plusieurs se sont demandé si les visiteurs étaient soumis à de telles pratiques dans la vraie vie.

Eh bien oui, selon le groupe d'aide et d'information aux personnes judiciarisées, Alter Justice, qui ajoute qu'un visiteur qui refuse une fouille à nu risque de se faire refuser l'accès à un établissement de détention.

Ève Landry, qui sera de la distribution du Chant de sainte Carmen de la Main au printemps prochain au Théâtre du Nouveau Monde, part demain pour Cannes, où elle représentera l'équipe de comédiennes d'Unité 9 au MIPTV, foire internationale de la télévision.

Un quiz à TVA pour PY Lord

Pierre-Yves Lord tourne aujourd'hui les émissions pilotes d'un nouveau «quiz pimenté d'humour», dit-on dans un communiqué envoyé jeudi dans le but de recruter du public. Cette nouveauté prendrait l'antenne de TVA en 2013. Quiz? Pimenté? D'humour? Ce ne serait pas Piment fort, d'après Avanti Ciné Vidéo, qui en possède toujours les droits. Une histoire à suivre...

Fin des Kiwis et des hommes

Radio-Canada annonce que Des kiwis et des hommes ne reviendra pas l'été prochain, après huit saisons et plus de 900 émissions. Francis Reddy était là depuis le début au printemps 2005, alors Boucar Diouf s'est joint à l'équipe en 2007. Présentée en direct du marché Jean-Talon à Montréal, Des kiwis et des hommes a pris fin le 7 septembre dernier. On se souviendra bien sûr de l'épisode de la palourde royale, qui avait donné lieu à un long fou rire en 2010.

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