Chaque semaine, trois familles chanteront à tour de rôle une chanson de leur choix, qu'elles auront répétée avec un mentor parmi Bruno Pelletier, Johanne Blouin et Jean-François Brault.
«Ce ne sont pas des familles qui veulent faire carrière. Ce sont des familles qui vont chanter dans un spectacle de variétés à grand déploiement. On va les voir avoir un plaisir fou, sans qu'ils aient le stress de la compétition», explique l'animateur.
Une famille sera tout de même couronnée par le public à chaque émission et reviendra la semaine suivante pour faire un numéro d'ouverture aux côtés des trois mentors. En fin de saison, des demi-finales et des finales permettront d'élire la famille préférée des téléspectateurs.
Des histoires extraordinaires
Les familles, qui n'ont pas encore été dévoilées, ont des profils très différents, nous assure Patrice L'Écuyer. «Elles ont toutes des histoires extraordinaires. Il y a des familles éclatées qui vont se réunir pour l'émission, des familles dont les membres vivent un peu partout à travers le monde qui ont fait des auditions sur Skype qui vont se retrouver, d'autres qui se lancent dans l'expérience pour une raison particulière, pour un des membres. C'est vraiment la famille moderne, dans toutes ses déclinaisons, qu'on va voir à l'écran», raconte-t-il.
La famille canadienne, aussi, puisque les participants ont été sélectionnés d'un océan à l'autre. Ils devaient pouvoir s'exprimer en français, «mais si on a des Péruviens, par exemple, qui veulent chanter dans la langue de leur pays, c'est possible. Si c'est une chanson en anglais qui les rassemble et qui les fait vibrer, aussi. Mais la grande majorité des chansons, sans même qu'on le demande, sont en français», indique Patrice L'Écuyer. Le répertoire devrait aller des grands classiques aux chansons très actuelles. «Ce qui m'a beaucoup surpris, c'est que ce sont des jeunes, surtout, qui ont le plus le goût d'embarquer dans cette histoire-là», glisse l'animateur, déjà électrisé par l'énergie positive que les gens apporteront sur le plateau. «C'est un rêve qu'ils n'auraient même pas pensé vivre. C'est comme un rêve éveillé... même quand ils chantent, on dirait qu'ils n'arrivent toujours pas à y croire, c'est très spécial.»
L'entendra-t-on chanter? Peut-être avec tout le monde et en début d'émission, répond prudemment le principal intéressé. «Je chante, oui, je ne pourrais pas faire un disque, mais j'ai fait des parodies [Richard Desjardins et Michel Rivard, notamment, dans des Bye bye]. Disons que je ne me serais pas inscrit, si j'étais du public. Je n'ai pas ce qu'il faut.»
Au public de décider
En plus de le voir à la barre d'Un air de famille, l'animateur reprend L'union fait la force pour une 10e année, une formule pour laquelle il est assez facile, selon lui, de garder la flamme. «Les jeux changent, il y en a plusieurs par émission. Si je n'avais pas autant de plaisir à la faire, ça paraîtrait et j'arrêterais. C'est le public qui décide. Lorsque les gens commencent à délaisser l'émission, on se dit qu'ils en ont assez», philosophe-t-il.
Patrice L'Écuyer s'éloigne volontairement du confort que peut apporter le tournage en différé et anime comme s'il était en direct. «Lorsqu'il y a des pépins, je les rattrape, et on les laisse à l'écran. J'ai toujours fait ma carrière là-dessus, c'est un peu ma marque de commerce.» En 1350 émissions, l'animateur se souvient d'avoir dû arrêter le tournage seulement deux fois, à cause d'une panne électrique et d'un problème informatique.
Malgré son aisance évidente, l'animateur assure qu'il a toujours le tract. Un stress stimulant. «Les gens embarquent tellement dans ces émissions-là. Pour eux, c'est la première fois qu'ils font de la télévision, ils sont emballés. C'est facile de se laisser porter par cette énergie-là.»
Branché sur le public (sur l'immense plateau d'Un air de famille, «on va être très près du monde, et il va y avoir beaucoup de monde», résume-t-il), l'animateur reprend un horaire de travail «de fou», qui lui laisse tout de même de beaux moments avec sa propre famille. «Je suis là le matin avec les enfants avant qu'ils aillent à l'école, et souvent au souper. Je prends de grandes périodes de vacances aussi, un mois à Noël et deux mois et demi à l'été, alors on se voit beaucoup. Je suis soit la pédale au fond, soit complètement en vacances.» Voilà, vous connaissez son secret.