Débat Charest-Marois: face-à-face cacophonique

Le débat de lundi soir entre Jean Charest... (capture d'écran par Le Soleil, Yan Doublet)

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Le débat de lundi soir entre Jean Charest et Pauline Marois a souvent été plus cacophonique qu'un débat à quatre.

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Montréal) La formule promettait beaucoup: permettre aux chefs susceptibles de devenir premier ministre de s'affronter en face à face, à la façon de la télévision française. Mais au premier rendez-vous lundi soir, l'échange s'est vite transformé en combat ultime, et pas au profit d'un dialogue éloquent.

Pierre Bruneau, qui animait la soirée, a ramené les mêmes thèmes qu'au débat de dimanche: économie, gouvernance, politiques sociales et question nationale et identité. Dès les premières minutes, Jean Charest est sorti de ses gonds pour attaquer son adversaire avec acrimonie. Il donnait alors le ton à ce face-à-face souvent plus cacophonique qu'un débat à quatre.

L'empoignade a eu lieu dès qu'il a été question des allégations de corruption au Parti libéral. Comme s'il avait été au défunt quiz Ultimatum, Jean Charest a utilisé son miroir à plusieurs reprises, rappelant à son adversaire qu'elle n'était pas au-dessus de tout soupçon. La réponse de Pauline Marois a sans doute été la plus marquante du débat : «C'est pas vous qui allez me donner des leçons d'intégrité. C'est indécent.»

Lors des deux prochains face-à-face, Pierre Bruneau devra s'imposer davantage au centre de ce brouhaha. «Je ne suis pas sûr que c'est ce que les gens veulent entendre», a-t-il dit tout de même à Jean Charest, qui énumérait des chiffres. Il a aussi réclamé une réponse plus claire à Mme Marois au sujet du référendum, avant que celle-ci utilise son ricochet.

Scènes d'agressivité

Au bout du compte, la formule aura servi Marois, qui a su garder son calme la plupart du temps. À ce titre, la chef du Parti québécois n'avait pas grand mérite; les montées de lait de son adversaire ont fait le travail à sa place. Les Québécois n'aiment pas beaucoup ces scènes d'agressivité - rappelons-nous l'élimination du premier Star Académie -, et TVA voudra certainement faire les ajustements qui s'imposent.

Ce soir à 21h, François Legault affrontera Jean Charest, alors que demain, Pauline Marois sera opposée à François Legault.

1,6 million de spectateurs à l'écoute dimanche soir

Le premier débat des chefs aura été vu en direct par 1623000 électeurs dimanche soir: 1061000 d'entre eux ont choisi de le suivre à Radio-Canada, 407000 à RDI et 155000 à Télé-Québec.

À TVA, le film World Trade Center a été vu par 344000 téléspectateurs.

Il y a quatre ans, alors que le débat était aussi diffusé à TVA et à LCN, 1986000 électeurs l'avaient regardé en direct : 1046000 à TVA, 615000 à Radio-Canada, 162000 à RDI, 104000 à LCN et 59000 à Télé-Québec.

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