Concours musical à Toronto: Québécois disqualifiés d'office

Daniel Moisan et son groupe, Mosquito-B, auraient pu... (Photo Caroline Grégoire)

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Daniel Moisan et son groupe, Mosquito-B, auraient pu s'envoler pour une tournée mondiale.

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(Québec) Un groupe de Québec, finaliste à un concours international de musique, est disqualifié parce qu'il réside dans la Belle Province.

Au début février, Daniel Moisan, chanteur et bassiste de Mosquito-B, basé dans la capitale, recevait une invitation du site de réseautage ReverbNation pour s'inscrire au concours international The global Battle of the Bands, organisé par la réputée chaîne hôtelière et de restaurants Hard Rock.

«C'était présenté comme un concours planétaire divisé par territoire. Au Canada, les 10 finalistes étaient conviés à la finale au Hard Rock de Toronto. Comme on chante en anglais, on trouvait que c'était une visibilité intéressante», explique celui qui roule sa bosse depuis 10 ans et met la touche finale à un cinquième enregistrement.

Jusqu'au 11 février, les fans étaient invités à voter pour leur groupe préféré par Internet. Au terme de ce vote, Mosquito-B est arrivé deuxième. Le 13, M. Moisan reçoit par courriel la confirmation que son groupe est finaliste. Mais 15 minutes plus tard, un coup de fil mettait fin à ses espoirs. «Là, on me dit qu'on est disqualifiés parce que c'est écrit dans les règlements que les résidants du Québec ne pouvaient participer», lance-t-il, encore déçu par la tournure des événements.

Vérification faite, le fameux règlement indique qu'il faut être résidant d'une série de pays cités, dont le Canada, à l'exception du Québec. «Be a permanent lawful resident of one of the countries named above, excluding the province of Quebec in Canada

C'est que le Québec constitue une société distincte, aussi en matière de concours. La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) demande aux organisateurs de déclarer leur concours s'ils incluent les citoyens du Québec. La Loi sur les concours publicitaires exige un droit qui correspond à 0,5 % de la valeur du prix attribué lorsqu'il s'agit d'un concours international. Dans le cas présent, la valeur du prix est difficile a estimer, mais sûrement importante, puisque le gagnant obtenait un contrat de disque et une tournée mondiale. Ici, les organisateurs ont préféré exclure le Québec plutôt que de déclarer le concours.

Dur à digérer

Aujourd'hui, Daniel Moisan se questionne encore. «On a été invités à participer. Je ne pouvais pas me douter. Ces gens nous connaissent. Sur mon formulaire d'inscription, c'est écrit "Quebec City, Province of Quebec". Tout au long du processus, personne ne nous a dit que nous ne pouvions participer. On nous a même confirmés comme finaliste.»

Par ailleurs, il se désole que les organisateurs n'aient pas cru bon d'inclure le Québec. «Compte tenu de la présence québécoise sur la scène musicale avec Céline Dion, Arcade Fire et plein d'autres, c'est un peu étrange.»

Enfin, il soutient que la RACJ ne rend pas service à ses artistes avec un règlement comme celui-ci. «C'était la première fois qu'on participait à un concours. On a réussi à mobiliser les fans alors que c'est difficile et on en arrive là. Ça va être encore plus dur la prochaine fois. On aimerait mieux que le Québec se distingue par ses talents que par ses règlements contraignants.»

Il aurait aimé que Hard Rock fasse amende honorable en invitant Mosquito-B à jouer sur les planches à Toronto à l'extérieur du cadre du concours. Jusqu'à maintenant, sa demande demeure en suspens.

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