Le Festival international Maximum Blues met fin à ses activités

L'ex-coordonnatrice du Maximum Blues, Nancy Goulet, et le... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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L'ex-coordonnatrice du Maximum Blues, Nancy Goulet, et le vice-président, Alain Desjardins, disent que la recherche de subventions était de plus en plus difficile.

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Le Soleil

(Carleton) Le Festival international Maximum Blues met fin à ses activités à cause d'une dette accumulée de 50 000 $ et parce qu'il est de plus en plus ardu pour les événements régionaux d'aller chercher des subventions.

La rumeur de fermeture couvait depuis novembre en dépit d'un 20e Maximum Blues «à couper le souffle», dit le vice-président Alain Desjardins, en parlant du festival de 2012. Les ventes de billets avaient augmenté d'environ 10 % et l'achalandage sur le site s'était aussi amélioré.

Le festival avait aussi attiré une grande proportion de visiteurs de l'extérieur de la Gaspésie, au point où il était permis de croire à sa relance durable.

Toutefois, la baisse des subventions de l'État de 136 800 $ à 58 700 $, une chute de 88 100 $ et une réduction des commandites de 57 482 $ à 24 333 $, entraînant un autre trou de 33 100 $ et portant le manque à gagner à 121 000 $, ont eu raison de la volonté du conseil d'administration. La réduction de 13 000 $ de la subvention de la Ville de Carleton s'ajoute.

Les revenus totaux sont passés de 402 000 $ en 2011 à 320 200 $ en 2012. La baisse des subventions et des commandites a engendré un déficit de 74 900 $, malgré une légère hausse des revenus autogénérés.

«Il faut rappeler qu'en 2011, les subventions avaient été plus élevées à cause de l'opération de sauvetage du Maximum Blues», signale Nancy Goulet, ex-coordonnatrice du festival. En 2009 et en 2010, les subventions de divers ministères avaient quand même atteint 105 000 $ et 77 000 $.

Elle ajoute que trouver du financement pour un événement disposant d'un budget de moins de

400 000 $ est difficile présentement. Il aurait aussi fallu des liquidités d'au moins 50 000 $ pour redémarrer la machine.

D'autres événements

Le vice-président du festival, Alain Desjardins, souligne qu'à sa fondation, le Maximum Blues était presque seul dans ce genre musical. «Il n'est plus solitaire [...] Il y a une dizaine d'autres événements», un facteur qui a contribué à diminuer la clientèle extérieure de 2000 à 2010.

Le maire de Carleton, Denis Henry, assure que la Ville honorera sa garantie de marge de crédit de 30 000 $, ce qui réduit le déficit accumulé à 20 000 $. Les administrateurs sont persuadés de payer le solde dû aux petits créanciers, notamment par la vente de certains biens appartenant au festival.

Trois événements sportifs animeront Carleton à l'été, un marathon le 2 juin, des fêtes nautiques les

22 et 23 juin et un raid international en septembre.

Une citoyenne engagée en culture, Myreille Allard, trouve dommage que le Maximum Blues ne survive pas, malgré l'embellie de 2012. «Il ne faut pas oublier que Carleton est une ville très touristique et culturelle. Il ne faudrait pas se bloquer dans le développement en oubliant ces deux secteurs.»

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