Spectacles d'humour: de la ménopause de Whoopi aux «matantes» de Wagner

Anthony Kavanagh... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Anthony Kavanagh

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Plusieurs comiques ont joué aux chanteurs dans les derniers mois : Laurent Paquin, Les Appendices et Sèxe Illégal ont lancé des albums musicaux en 2012. Et il y en a un autre qui a très sérieusement insulté une chanteuse et ses «matantes» de fans... Entre le grand retour d'un chouchou et des découvertes surprenantes ou à la langue bien pendue, 2012 n'a pas offert beaucoup de temps morts sur la scène humoristique.

Anthony Kavanagh

21 septembre, Grand Théâtre

Dans la dernière décennie, il a davantage misé sur sa carrière européenne. Et pour avoir vu Anthony Kavanagh au festival d'humour de Liège, où il ne pouvait pas faire 10 pas sans se faire photographier ou demander son autographe, le pari a rapporté. Mais l'humoriste nous est revenu cet automne, bien déterminé à prouver qu'il est toujours pertinent de notre côté du monde. Et force est d'admettre qu'il a raison. Avec le spectacle Anthony Kavanagh joue à domicile, il s'est offert de splendides retrouvailles, où il s'est servi de toutes les cordes de son arc : stand-up, chant, mime, danse, bruitage et un sens de la répartie à toute épreuve. La métaphore sportive du titre a tenu le coup!

Alexandre Barrette

22 février, salle Albert-Rousseau

Fallait le voir, il y a deux semaines, célébrer ses 50 000 billets vendus dans une vidéo publiée sur Facebook pour déduire qu'on est nombreux à penser qu'Alexandre Barrette a eu une très bonne année. Déjà bien présent sur les ondes de V (à la barre des émissions Atomes crochus et Taxi payant), ce fier fils d'Orsainville a occupé une place grandissante sur les scènes du Québec avec son premier spectacle solo. Et le succès est bien mérité : personnage attachant et conteur aguerri, il fait crouler de rire la génération des 25-35 ans sans miser sur les raccourcis de la vulgarité. Un coup de coeur, vraiment!

Whoopi Goldberg

1er juillet, Agora

Elle avait beau avoir oublié ses pantalons de scène à New York - eh oui, elle a donné son spectacle habillée «en mou»! -, Whoopi Goldberg ne s'est pas gênée pour blaguer en bas de la ceinture en clôture du 13e Grand Rire. Armée d'un indéniable talent de conteuse et d'une foule d'anecdotes sur sa vie de femme ménopausée, la vedette américaine a une nouvelle fois prouvé qu'un spectacle 100 % anglo, ça peut fonctionner dans la capitale. Les messieurs y ont peut-être moins trouvé leur compte, mais ils ont pu se reprendre à la fin de son monologue, alors que la star de Mon fantôme d'amour et de Rock'n'Nonne a répondu sans filet aux questions du public.

Ben & Jarrod

21 février, salle Albert-Rousseau

Ils nous avaient prévenus : mieux vaut mettre sa «switch à off» pour bien apprécier leur humour. Et ça fonctionne la plupart du temps... Dans le monde de ces bien nommés personnagistes, pas de discours mordants ni de grandes réflexions, mais une réjouissante et franchement ridicule galerie de personnages. Ajoutons à tout cela une très forte attirance pour les gags niaiseux, bien ancrés dans la tradition du slapstick, de l'absurde et de l'esprit de bottine et on commence à avoir une idée de qui sont Ben & Jarrod. J'étais sceptique, mais ils m'ont gagnée (et surprise!) dès le premier sketch, en mettant dans la bouche d'un rappeur de banlieue l'anachronique slogan des Galeries de la Capitale : «C'est mode et merveilles»...

En demi-teintes

Une palme un peu tiède pour deux comiques qui ne le sont pas... Guillaume Wagner (vu le 7 novembre à la salle Albert-Rousseau) et Sugar Sammy (2 octobre, Albert-Rousseau) jouent souvent la carte de la provocation, du langage cru, voire de la grossièreté. C'est pourtant ailleurs qu'ils excellent et qu'ils se démarquent. Wagner a des opinions tranchées et un don pour mordre dans des sujets pas nécessairement faciles : l'homophobie, la misogynie, l'individualisme, le conformisme, la religion, l'identité nationale. Sammy est doté d'un inébranlable talent pour l'improvisation, d'anecdotes ethniques succulentes, et ses blagues politiques frappent dans le mille. Bref, c'est en s'éloignant des rires faciles et en élevant un peu le discours qu'ils ont trouvé (et trouveront) leur originalité.

Mentions spéciales

Korine Côté : pour ses gags teintés de gros bon sens et livrés avec aplomb et attitude au dernier Grand Rire et pour les craquantes capsules Web Simple comme Korine, en ligne sur le site de MSN, qui offrent trucs et astuces pour régler à peu près n'importe quel problème.

Olivier Martineau : pour son caractère verbomoteur et son univers musico-absurde qui lui ont valu le prix Révélation du Grand Rire et qui ont fait rigoler jusqu'en Belgique, au festival VOO Rire de Liège. À découvrir le 14 mars, en première partie du spectacle d'Anthony Kavanagh au Grand Théâtre.

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