Tango Boréal et l'OSQ: l'idée était pourtant bonne...

Il n'est pas normal qu'une guitare classique masque... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Il n'est pas normal qu'une guitare classique masque toute une section de violoncelles. Pas normal qu'une contrebasse en pizzicatti en camoufle quatre qui utilisent l'archet. C'était malheureusement le cas jeudi soir.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) J'allais au Grand Théâtre pour assister à la rencontre de Tango Boréal et de l'Orchestre symphonique de Québec. J'avais très hâte d'entendre Denis Plante, David Jacques et Ian Simpson, trois chics types de Québec qui passent l'année à l'étranger et à qui on donne pour une fois l'occasion de jouer à la maison, dans la grande salle Louis-Fréchette par-dessus le marché. Vous comprendrez mon étonnement et ma déception de me retrouver au beau milieu d'un environnement amplifié sans retenue et qui ne mettait finalement en valeur ni le trio ni l'orchestre.

L'atmosphère était bonne, remarquez. Le bandonéoniste Denis Plante et le guitariste David Jacques ont tous les deux reçu, mardi, un important prix du Conseil de la culture. Le premier pour la création, le second pour le rayonnement à l'étranger. Et ils rayonnaient, en effet. Par ailleurs, le chef Stéphane Laforest a su dès le départ mettre le public à l'aise. Il y a un peu beaucoup de Gilles Latulippe dans son boniment. Bref tout allait bien. Ça s'est gâté quand la musique a commencé.

L'idée était bonne mais l'équilibre du son était mauvais. Voilà le vrai grand problème. Le gars a beau s'appeler David Jacques, il n'est pas normal qu'une guitare classique masque toute une section de violoncelles. Pas normal qu'une contrebasse en pizzicatti en camoufle quatre qui utilisent l'archet.

Confusion

En plus de jouer du bandonéon, Denis Plante avait préparé presque tous les arrangements entendus au cours du concert. Plusieurs de ses compositions figuraient aussi au programme. C'était un peu «sa» soirée. Il en a peut-être trop fait. On ne savait jamais qui, de l'orchestre ou du trio, il voulait mettre en vedette. À mon avis, il aurait eu avantage à faire entendre davantage ou le trio, ou l'orchestre, et faire un peu moins jouer tout le monde à la fois.

À ce propos, on a eu droit à de beaux moments. Quand l'orchestre s'est tu pour laisser Tango Boréal accompagner Paul-Andrée Cassidy dans Youkali. Une interprétation au naturel, livrée de manière instinctive. Aussi, quand la même chanteuse s'est donnée à fond dans un hommage à Piaf solidement ficelé. Le public, pas mauvais juge, lui a réservé une ovation.

En première partie, Carmen Genest, une chanteuse avec du cuivre dans la voix, et qui articule de manière exemplaire, avec un mezzo beau et libre, a capté son auditoire en interprétant trois chansons aux qualités mélodiques incontestables signées Denis Plante.

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