Metric: rock planant pour foule clairsemée

Emily Haines a joué la carte de la... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Emily Haines a joué la carte de la séduction, n'hésitant pas à aller au-devant des photographes de presse le temps de quelques clichés.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les spectateurs étaient peu nombreux, mais attentifs, pour le spectacle de Metric jeudi soir au Colisée. Multipliant les ambiances abrasives et les rythmes hypnotiques, la formation de la charismatique Emily Haines a enchaîné, comme au Festival d'été, la plupart des chansons de son dernier album, Synthetica.

Lors de son passage à Québec en juillet, Metric avait rempli à craquer le Parc de la francophonie. En comparaison, quelques mois plus tard, le Colisée, même aménagé en formule intime, semblait plutôt dégarni, avec à peine 2500 spectateurs.

La formation torontoise a tout de même livré une performance pleine de nuances et de bons moments. Dès la première chanson, Artificial Nocturne, Emily Haines a joué la carte de la séduction, n'hésitant pas à aller au-devant des photographes de presse le temps de quelques clichés, avant d'aller se placer derrière ses claviers avec une rock attitude désinvolte et étudiée.

On peut même dire que la chanteuse était en verve, gratifiant ses fans d'un «Merci!» bien sonore et d'un «Hello Québec City» pendant Help I'm Alive, une intervention inusitée et chaleureusement accueillie pour celle qui a l'habitude de laisser parler la musique, et d'enchaîner les chansons sans transition. Au rappel, elle a même glissé un «Je me souviens» et un petit discours de remerciement dans l'introduction de Gimme Sympathy.

Si Haines capte pratiquement toute l'attention, Jimmy Shawm, Joshua Winstead et Joules Scott-Key livrent tout de même, à ses côtés, une performance inspirée, à défaut d'être énergique.

Musicalement, Metric a le sens de la courbe et du rythme. Leur concert s'est déroulé comme une série de battements de coeur élaborés, des arythmies grisantes qui donnent irrémédiablement envie de tanguer, de planer, de vibrer. Si les claviers futuristes et les effets planants lassent parfois, les passages plus rock, eux, transportent. Mais pour tout dire, on les aurait aimés plus nombreux, et on aurait surtout voulu voir une Emily Haines plus survoltée.

Speed the Collapse, Empty et Dead Disco, le premier succès du groupe, ont fait danser la foule, mais on n'a pas senti la grande communion attendue.

Planer avec Stars

Le spectacle s'est amorcé tout en douceur avec le groupe montréalais Stars, qui a servi ses ballades aux accents tantôt électro, tantôt presque rockabilly. La foule clairsemée s'est laissée bercer, attentive. Le groupe de Torquil Campbell et Amy Millan, dont les voix se relaient et se marient sans anicroche, a pris la peine de s'adresser à la foule en français, se disant heureux de jouer dans l'amphithéâtre qui a accueilli les Nordiques. Il a offert quelques pièces de The North, son plus récent album, mais aussi We Don't Want Your Body et Take Me To The Riot.

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