Chilly Gonzales: des leçons aux pitreries

Après trois interprétations, le pianiste Chilly Gonzales a... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Après trois interprétations, le pianiste Chilly Gonzales a pris le micro à plusieurs reprises, ponctuant la soirée de quelques digressions intéressantes, mais qui minaient le rythme du concert.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Presque aussi bavard que son piano, Chilly Gonzales s'est fait à la fois entertainer et musicien, dimanche, lors de sa halte au Petit Champlain. L'artiste originaire de Montréal a offert un spectacle éclaté, qui a parfois pris l'allure d'une leçon de piano.

Le précédent passage de Gonzales à Québec remontait à 2006, à l'occasion du Festival d'été, période à laquelle ce collaborateur de Feist et Daft Punk se prêtait pour la première fois à la formule piano solo. Le public s'était ennuyé : deux représentations étaient au programme, dimanche - nous avons assisté à la première.

Bien qu'il chérisse le piano droit, Gonzales officiait au piano à queue. Ça ne l'a pas empêché d'instaurer ce climat de proximité qui lui est cher en arborant un look pantouflard, robe de chambre anthracite aux rebords pourpres comprise. Avec Kenaston, en ouverture, le musicien a clairement démontré qu'il était peu enclin aux redites : il prenait des libertés, accentuait les nuances, bref amenait ses brèves vignettes instrumentales ailleurs. Minor Fantasy, plus bluesy que jamais, a ainsi été doublée de montées dramatiques où les doigts de l'artiste dansaient sur le clavier.

Prof Gonzales

Après trois interprétations, le pianiste a pris le micro pour expliquer, deux interprétations à l'appui, comment les pièces qu'il enregistre se transforment du studio à la scène. Il a également décrit avec humour les différences entre les gammes majeures et mineures; entre ce qui est rythmé en 4/4, en 3/4 ou en 6/8... Le prof Gonzales a même donné des leçons de piano à un musicien amateur provenant de l'assistance. Il a répété l'expérience d'une autre façon avec un second volontaire - le frère du premier.

Ces digressions n'étaient pas inintéressantes, or elles minaient le rythme du concert. On avait même l'impression que Gonzales reléguait son pertinent matériel au second plan, comme s'il craignait d'ennuyer les gens... En revanche, quand il faisait toute la place à la musique, qu'elle soit tirée de ses albums de piano solo ou de rap, ça marchait pleinement. Il a trouvé le dosage parfait pour interagir avec la foule sans diluer son offre musicale en fin de programme : les spectateurs ont entonné une mélodie sur laquelle il a improvisé.

Un spectacle intéressant, certes, mais avec des longueurs et avec trop de passages où l'artiste forçait la note pour démocratiser ou rendre son art davantage populaire. Il a d'ailleurs achevé le programme assis au sol, la tête sous son instrument, puis, en ultime rappel, debout...

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