Festival de jazz de Québec: une finale toute québécoise

Le saxophoniste de Québec, Michel Côté, a participé... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le saxophoniste de Québec, Michel Côté, a participé à cette soirée mettant à l'honneur les talents québécois.

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Pour ses six ans, le Festival de jazz s'est offert une soirée de clôture mettant à l'honneur les talents québécois. Ils ont été plus d'une vingtaine à défiler sur la scène du Capitole, dimanche, de Lorraine Desmarais à Oliver Jones, de Karen Young à Vic Vogel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une soirée collective, où les groupes se succèdent, où l'on navigue d'une branche du jazz à une autre, peut aisément devenir un fourre-tout. Heureusement, le saxophoniste Rémi Bolduc, qui agissait à titre de directeur musical, a su trouver une ligne directrice pour que les tableaux se succèdent bien. Évidemment, comme dans tout projet du genre, les interprétations n'étaient pas toutes égales, mais les bons moments ont assurément eu le dessus. Premier moment fort? Lorsque Oliver Jones et Lorraine Desmarais n'ont fait qu'un, chacun sur leur piano respectif, pour interpréter Blues for Helen. Les deux artistes étaient complices comme on le voit rarement...

À bien des égards, ce spectacle des grands Québécois du jazz avait des allures d'album photo, où l'on tournait les pages pour être tantôt dans le passé, tantôt dans le présent. On a ainsi pu voir les deux tiers d'Uzeb en action, soit Alain Caron et Paul Brochu, comme on a renoué avec le fameux duo de Karen Young et Michel Donato, le temps de trois titres pour le moins sympathiques et inventifs.

Finale avec Vogel

Autre heureux segment que la livraison de Vacation, un titre signé François Bourassa. La pièce, adroitement écrite et résolument moderne, a été défendue avec précision par le pianiste et par son équipe, où l'on trouvait entre autres André Leroux, toujours aussi juste au saxophone, et Jim Doxas, fort alerte à la batterie.

On a achevé le généreux programme, animé par Stanley Péan, en accueillant Vic Vogel. En bon patriarche de la note bleue, il y est allé d'anecdotes sur Dizzy Gillespie, avec lequel il a déjà traîné à Québec et, entre autres, d'une version de Caravan, d'Ellington.

Puisqu'une soirée de jazz ne saurait porter ce titre sans une bonne dose d'improvisation, un jam session s'est substitué à l'habituel rappel, où Oliver Jones est venu prendre la relève de Vogel, tandis que ce dernier, éméché, décidait de se faire chef d'orchestre de façon un peu confuse.

Quand il a pris le micro à mi-concert, Oliver Jones a dit espérer que pareille formule revienne tous les ans. À en juger l'accueil chaleureux de la foule, qui avait bien rempli les lieux, son souhait pourrait être exaucé...

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