Mordantes retrouvailles pour Anthony Kavanagh

L'humoriste a offert vendredi la première «vraie» représentation... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'humoriste a offert vendredi la première «vraie» représentation d'un nouveau spectacle conçu pour les Québécois.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Je fais ce que je veux, je joue à domicile.» Anthony Kavanagh s'est bien approprié le titre de son nouveau spectacle. Ce retour à la maison après une décennie passée majoritairement en Europe est l'occasion pour l'humoriste de se payer toute une fête: ça commence en stand-up comique et ça se termine en disco!

Bien en forme et visiblement heureux d'être là, Kavanagh a offert vendredi la première «vraie» représentation d'un nouveau spectacle conçu pour les Québécois. Il y propose quelques numéros adaptés du one-man-show offert ailleurs dans la francophonie et une bonne part de gags écrits spécialement pour la Belle Province... et pour sa capitale, a-t-il semblé. En parlant de son fils de deux ans, Kavanagh est allé de la description suivante: «Il est tout petit, il n'a pas de patience, il n'aime pas se faire dire non... Bref, il a tout ce qu'il faut pour devenir maire de Québec!»

Anthony Kavanagh a choisi son rapport à la paternité comme fil conducteur du spectacle. Ça l'amène à parler du couple, des différences de perceptions, de la famille. Des thèmes qui sont loin de réinventer la roue, mais qui sont exploités avec un redoutable sens de la répartie. L'humoriste parle de lui, aussi, du fait qu'il est presque devenu Français. Aucune trace d'accent pointu ne subsiste, toutefois. Même qu'il s'est très bien remis en bouche la parlure pas toujours gracieuse des gens d'ici. Et comme il apprécie l'humour cinglant, disons que certains segments ne font pas dans la dentelle... Avis aux chastes oreilles!

Artiste multitâche, Kavanagh offre une nouvelle cuvée de blagues à la mise en scène sobre, mais à la livraison délirante. La métaphore sportive du titre tient le coup. Mime, danse, bruitage: il brasse de l'air, le comique. Et il chante, aussi. C'est d'ailleurs ainsi qu'il a terminé son spectacle, vendredi, invitant le public à le rejoindre sur scène pour faire la fête avec lui.

En prévision de ces retrouvailles, Anthony Kavanagh avait insisté sur sa préoccupation de redevenir pertinent au Québec. Il en a rigolé toute la soirée, imitant des spectateurs confus qui le prennent pour Luck Mervil, Corneille, Grégory Charles ou Varda Étienne. Mais à voir son charisme, son aisance à saisir la balle au bond et l'enthousiasme du public à le retrouver, on s'est dit hier qu'il n'avait pas trop à s'inquiéter.

Anthony Kavanagh revient au Grand Théâtre samedi soir. Quelques billets étaient encore disponibles. Il y présentera son spectacle en supplémentaire le 14 mars.

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