«Nous pensions au départ venir à Québec, installer notre matériel quelque part dans une rue et présenter un spectacle comme ça», confiait au Soleil le chanteur de Billy Talent, Ben Kowalewicz, quelques heures avant sa prestation au sommet du Château Laurier.
«On voulait vraiment faire un spectacle gratuit à Québec, mais on ne savait pas comment! Honnêtement, on n'avait pas pensé à un toit. On n'avait pas pensé que U2 ou les Beatles l'avaient fait avant, mais on a adoré l'idée quand elle nous a été présentée», a-t-il ensuite avoué.
Belle relation
Québec était le choix qui s'imposait pour Kowalewicz et son bassiste Jon Gallant. «Nous recevons beaucoup d'appui des amateurs de Québec et nous avons toujours trouvé ça flatteur, car nous sommes un groupe anglophone et que ce n'est pas nécessairement facile de s'imposer dans un milieu francophone», poursuit le chanteur.
«C'est une belle relation que nous avons avec votre ville, mais, honnêtement, je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi c'est comme ça. Peut-être parce que nous venons souvent ici! D'ailleurs, nous avons commencé à voir d'autres régions du Québec en jouant récemment à Woodstock en Beauce, à New Richmond et à Rimouski», enchaîne-t-il.
En tournée
Billy Talent est sur la route depuis mai pour appuyer son plus récent album Dead Silence, une tournée qui se poursuivra pendant encore un an. «Nous aimons vraiment cet album, les pièces sont meilleures que jamais et, en plus, c'est Ian [D'Sa], notre guitariste, qui l'a produit», signale Gallant.
Les deux punk rockeurs trentenaires l'avouent, les tournées sont leur pain et leur beurre dans le contexte actuel de l'industrie musicale. «Nous adorons partir en tournée, le seul défi étant de concilier tout ça avec nos familles, comme moi avec ma femme et mes deux enfants», poursuit le bassiste.
Les Ontariens continueront à voir du pays, puisqu'ils joueront prochainement en Allemagne, en Autriche, en Finlande, au Royaume-Uni, en Russie, en Afrique du Sud et en Australie en plus de présenter leurs premiers spectacles en Amérique du Sud.
«C'est fantastique, nous réalisons un rêve. Nous sommes chanceux. Tu sais, au fond ça n'a presque pas de sens de pouvoir parcourir le monde comme ça en jouant notre musique», reprend Gallant, rappelant au passage que son groupe, qui portait le nom de Pezz jusqu'en 1999, allait célébrer en 2013 ses 20 ans d'existence.
«Durant nos 10 premières années, on jouait dans les bars à Toronto, on faisait nos CD et nos cassettes nous-mêmes! Ce n'est qu'en 2003 que ça a vraiment décollé, et je peux vous dire qu'on sera de retour à Québec en avril ou en mai pour célébrer nos 20 ans», promet Kowalewicz.