«On s'est fait dire qu'on ne pouvait pas jouer une autre chanson. On leur a dit d'aller se faire voir!» a d'ailleurs lancé le chanteur Ben Kowalewicz à son retour sur scène après avoir joué les neuf pièces «réglementaires».
«Merci, c'est vraiment un rêve qui se réalise!» a-t-il poursuivi avant d'entamer This Suffering. Alors que Kowalewicz se préparait à quitter de nouveau la scène, ses trois comparses l'ont forcé à revenir une dernière fois en interprétant les premières notes de Diamond on a Landmine.
À grand renfort de «merci beaucoup» et de «we love your city so much», le groupe de Mississauga a été très généreux envers son public québécois qui l'acclamait plusieurs mètres plus bas.
Classiques et tradition
Même si ce spectacle impromptu faisait partie d'une tournée de promotion pour le dernier opus du groupe, Dead Silence, les Ontariens ont tout de même interprété huit pièces de leurs trois premiers albums, dont les classiques Red Flag et Fallen Leaves, dont le public hurlait les paroles au pied de l'hôtel.
Malgré la distance qui le séparait des spectateurs, Kowalewicz n'a pas hésité à perpétuer une tradition qui se répète à chacun de ses passages dans la capitale, soit le fait de demander à un spectateur de lui amener un chandail des Nordiques.
«Je veux ce chandail des Nordiques!» a-t-il lancé en pointant deux spectateurs drapés dans l'uniforme fleurdelisé. Escortés par la directrice des communications du FEQ, Luci Tremblay, les deux fans ont ainsi pu assister au reste du spectacle dans la section V.I.P. installée sur le toit de l'hôtel et l'un des deux a pu prêter son chandail des Bleus à Kowalewicz jusqu'à la fin du spectacle.
Gélinas ravi
Évaluant la foule à près de 5000 personnes, le directeur général du FEQ, Daniel Gélinas, n'était pas peu fier du succès de cette initiative de dernière minute. «Je l'avoue, celle-là, c'est mon idée!» a-t-il commenté au sujet du choix du lieu du spectacle.
«Billy Talent avait communiqué avec nous pour présenter un spectacle gratuit à Québec. Nous avions pensé aux portes Saint-Jean et à d'autres endroits sur les remparts.
«Cependant, durant le tour cycliste, j'avais regardé le toit du Château Laurier et je m'étais dit que ce serait une très belle place pour présenter un spectacle, d'autant plus que j'étais déjà allé sur le toit en 2008. Finalement, tout le monde a aimé l'idée, surtout que c'était sur Grande Allée, et pour le caractère spécial d'un spectacle donné sur un toit, comme les Beatles et U2 l'avaient déjà fait auparavant», conclut-il.