Petite histoire d'une photo durement obtenue

Bon prince, Roger Waters a baissé sa vitre... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Bon prince, Roger Waters a baissé sa vitre pour se laisser croquer le portrait quand, tenace, le photographe du Soleil Pascal Ratthé l'a rejoint sur la route avec son véhicule.

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

<p>Nicolas Houle</p>

Nicolas Houle
Le Soleil

(Québec) Il y a des clichés qui se font plus difficilement que d'autres, celui d'un Roger Waters qui arrive à Québec, par exemple. Parlez-en au photographe du Soleil Pascal Ratthé, qui a immortalisé le sourire de l'ex-Pink Floyd pendant qu'il avait une main sur le volant.

Pascal Ratthé faisait le pied de grue à l'aéroport de Québec dès 10h30, vendredi, dans l'espoir de croquer Waters à sa descente de l'avion. Il n'était pas seul : plusieurs collègues étaient dans les environs.

Waters a atterri aux alentours de 17h et, dès lors, on a tout fait pour empêcher les photographes de travailler. En premier lieu, ce sont des camions-citernes qui ont fait écran à l'avion. Pour pouvoir espérer prendre une photo le long de la clôture entourant la piste, Pascal a déplacé son camion et est monté dans la boîte arrière.

«Ils ont appelé la sécurité, même si j'étais dans un espace de stationnement, pour me dire que je n'avais pas le droit d'être là. Je me suis déplacé, j'ai vu Waters sortir de l'avion, mais ma photo était mauvaise...»

Quand le véhicule de Waters, un camion Mercedes noir, suivi d'un camion du Festival d'été, est passé devant les photographes, le musicien a commencé à baisser sa vitre, mais il était hors de portée. Pascal a donc couru à son véhicule et l'a suivi sur la route de l'Aéroport, jusqu'à l'intersection du boulevard Wilfrid-Hamel, où le feu était rouge. Waters était dans la voie de gauche, une voiture était dans celle du centre, et Pascal était dans la voie de droite. Son camion lui permettant d'être surélevé, il a fait signe à l'artiste.

Une main sur le volant, l'appareil dans l'autre!

«Il a baissé sa fenêtre et j'ai eu le temps de faire quelques photos. On était sur le départ, alors on devait rouler à 20 km/h ou 30 km/h. Je tenais le volant de la main gauche, mon appareil, que je tenais de la main droite, était appuyé sur mon bras. J'essayais de bien viser et d'être dans le bon angle.»

Pascal n'a pas eu le temps de s'éterniser, le camion du Festival d'été est vite venu s'interposer entre les deux véhicules. Le photographe, qui a remarqué que Waters était d'excellente humeur et très collaboratif, se demande pourquoi on lui a fait la vie si dure, alors que des clichés à l'aéroport auraient pris quelques secondes. Chose certaine, il n'est pas peu fier de sa récolte...

«C'est un soulagement, car j'ai travaillé fort pour essayer de l'avoir et j'ai utilisé toutes sortes de stratagèmes pour contrer ce qu'ils font pour nous contrer!»

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