«C'est un perfectionniste. Les gens qui travaillent pour lui sont des perfectionnistes. Il n'y a pas grand-chose qui est laissé au hasard. C'est sûr qu'il y a toujours des imprévus, mais le moins possible avec eux», avance M. Brazeau, qui a lui-même attiré l'ancien chanteur de Pink Floyd dans la capitale, notamment en juin 2007. Lorsqu'on le questionne sur la personnalité de Waters, il parle tout de go de son perfectionnisme.
«Il y a une chose qui est claire, c'est que ça va être prêt pour samedi. Quand même qu'il pleuvrait à siaux toute la semaine, ça va être prêt pour samedi pareil», estime Michel Brazeau, qui assure que son entourage travaillera «jour et nuit» pour préparer la scène, le mur de plus de 728 pieds et les nombreux effets spéciaux du spectacle à grand déploiement.
«Et les noms qui sont associés à Roger Waters, ce sont tous des gars qui ont des dizaines d'années d'expérience. Ça va marcher», ajoute-t-il.
Spectacle waterproof
Bien que Roger Waters n'ait pas un lien aussi étroit avec Québec que des groupes comme Metallica ou Bon Jovi, M. Brazeau juge que le chanteur de 68 ans conserve de bons souvenirs du public d'ici. «Il ne faut pas se leurrer, au commencement de leur carrière, une des premières villes de l'Amérique du Nord qui ont adopté Pink Floyd, c'était la ville de Québec. Ce n'est pas le genre d'affaires que tu oublies, habituellement. Chaque fois que Roger Waters a entrepris une tournée mondiale, il a toujours essayé de passer par Québec», jure-t-il.
Cela s'est concrétisé à trois reprises, outre l'unique arrêt de Pink Floyd en 1971 au Pavillon de la jeunesse. En solo, Waters s'est d'abord arrêté au Colisée le 7 novembre 1987, dans le cadre de sa tournée Radio K.A.O.S. Douze ans plus tard, il faisait un retour remarqué à l'Agora. Puis, il s'est produit de nouveau au Colisée en 2007.
Comme l'orage de dimanche soir a forcé le Festival d'été à annuler le spectacle de Vincent Vallières sur les Plaines, plusieurs se demandent ce qu'il adviendrait du spectacle The Wall en pareille situation.
«On va se croiser les doigts. Au Festival, on dit souvent qu'on a des shows waterproof. C'est sûr qu'il ne faut pas qu'il y ait un orage électrique comme hier [dimanche]. S'il n'y a pas d'orage électrique, il n'y en a pas, de problème», indique Luci Tremblay, directrice des communications du FEQ, dont la filiale 3E gère l'événement.
Hier, Environnement Canada prévoyait pour samedi une alternance de soleil et de nuages avec une température d'environ 27 degrés.
Pas de télédiffusion du spectacle
Le spectacle The Wall de Roger Waters ne sera pas télédiffusé comme l'ont été les concerts de Paul McCartney, de Céline Dion et de Sting sur les plaines d'Abraham. C'est ce qu'a confirmé lundi au Soleil la filiale 3E du Festival d'été de Québec (FEQ), qui produit l'événement.
«Nous, on avait une entente pour un show sur une scène. Après ça, c'est l'artiste qui décide s'il veut une télédiffusion ou pas. Il n'y en a pas», a affirmé Luci Tremblay, directrice des communications du FEQ.
Il y a une dizaine de jours, le directeur général Daniel Gélinas avait néanmoins laissé entrevoir la possibilité d'une télédiffusion. «On essaie d'attacher du partenariat là-dedans et on veut le faire de façon mondiale. Il y a plusieurs contraintes. Ça peut être possible. McCartney, ça s'est décidé six jours avant le show», avait-il affirmé au Soleil.
À noter qu'il reste toujours quelques milliers de billets en vente pour le spectacle The Wall.
La scène de Waters arrive mardi
L'équipement de tournée de Roger Waters doit arriver mardi sur les plaines d'Abraham, alors que les installations du Festival d'été de Québec ont été démontées en un temps record lundi et mardi durant la nuit.
Quarante-six camions d'équipement sont attendus à Québec avec la scène et le mur trimballés par l'équipe de tournée de Waters. Ceux-ci se grefferont à la portion déjà construite par les travailleurs de Québec, afin d'en faire le plus long mur jamais érigé pendant les spectacles The Wall Live.
Mercredi, les centaines de travailleurs commenceront à poser sur le mur les 822 briques ayant reçu des graffitis du public en marge du Festival d'été.