Ozalik : les Hurons à la conquête du monde

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Le metteur en scène Gaétan Siouï est convaincu... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le metteur en scène Gaétan Siouï est convaincu qu'Ozalik véhicule des messages universels qui touchent tout le monde.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Éric Moreault
Le Soleil

(Québec) La présentation d'Ozalik, l'été dernier à Wendake, a passé le test. Le spectacle multidisciplinaire revient donc cet été en version bonifiée, deux fois plus de représentations et un CD des chansons. Son créateur, Gaétan Siouï, rêve de le voir présenté partout dans le monde - mais toujours en priorité l'été sur le territoire des Hurons.

Ozalik «est fait pour [l'exportation]. Il est prêt, on a des idées d'expansion», souligne le concepteur et metteur en scène. Pour l'instant, seul le manque de moyens financiers freine les Hurons. Vrai que la production, qui amalgame musique, danse, cirque et théâtre, est lourde avec ses 20 artistes sur scène. M. Siouï espère convaincre des producteurs étrangers avec les représentations de cet été à l'amphithéâtre extérieur de Wendake.

Il est encouragé par l'entente que la production vient de signer avec Universal pour la distribution de la trame sonore du spectacle, qui sera évidemment offerte sur place. La troupe prépare également un DVD du spectacle, avec une portion en coulisses, qui sera offert pour les représentations de 2013.

Gaétan Siouï est convaincu qu'Ozalik a les atouts pour conquérir le monde. Bien sûr, il est ancré dans la mythologie autochtone, sauf que «je ne voulais pas que ce soit folklorique, mais bien contemporain. Et ce sont des messages universels qui touchent tout le monde».

Le spectacle est basé sur la prophétie de la septième génération, le feu sacré pour la sauvegarde de la planète et de l'humanité. Kiwhata, un Amérindien bien de son temps, reçoit en héritage une lettre de son père qui l'amènera à retisser les liens avec son clan et à redécouvrir son identité autochtone.

Le musicien - il joue des claviers sur scène et est accompagné du réputé Gilles Siouï - doit d'abord vendre son projet ici. Ce qui n'est pas si simple. Ozalik n'a pas droit aux subventions et doit utiliser son propre système de billetterie (concertwendake.com) pour des raisons fiscales. L'admission est donc générale et les billets sont ouverts pour les 29 représentations. Pratique pour les spectateurs, mais parfois un cauchemar logistique pour les promoteurs - l'amphithéâtre contient 400 places.

Rien pour atténuer l'enthousiasme du grand chef Conrad Siouï, qui exprimait cette semaine en conférence de presse sa fierté et celle de sa nation pour Ozalik. «Il s'agit de quelque chose d'unique et d'authentique qui exprime la culture et la raison d'être d'un peuple, l'âme de la nation.» Environ les deux tiers des artistes et techniciens sont amérindiens.

Vous voulez y aller?

QUOI : Ozalik

QUAND : du 17 juillet au 1er septembre, 20h30

OÙ : Amphithéâtre extérieur de Wendake

BILLETS : 30 $

RÉSERVATION : concertwendake.com

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