«L'année dernière, on était ici et ç'a été l'un de nos concerts les plus spéciaux», a lancé le chanteur M. Shadows. Le grand leader, qui arborait verres fumés et casquette à l'envers, a indiqué qu'il y aurait des variantes par rapport au concert de 2011, livré sur les plaines d'Abraham, et que le groupe déterrerait quelques vieilles chansons. De fait, après avoir ouvert avec Nightmare, pyrotechnie à l'appui, A7X a enchaîné avec l'ambitieuse Beast and the Harlot, où Synyster Gates et Zacky Vengeance y sont allés d'un twin solo efficace sur leurs guitares respectives. On a également eu droit à Chapter Four plus tard en soirée. Du reste, la troupe, qui est sur le point de prendre une pause afin de bosser sur un prochain projet, a été assez fidèle à ce qu'elle a joué pour la tournée du disque Nightmare.
Un fan en renfort
Le quintette a l'habitude d'être très près de ses fans et a décidé d'inviter l'un d'eux à le rejoindre sur scène pour chanter sur Second Heartbeat. M. Shadows a semblé surpris devant la performance de Mathieu Pellerin. Vrai que celui-ci affichait de l'assurance et il n'a pas hésité à chiper une bouteille d'eau à ses héros avant de s'exécuter, très en voix!
Comme les Américains ont désormais l'habitude de le faire, ils ont également rendu hommage à The Rev, leur ancien batteur décédé en 2009, en lui dédiant So Far Away.
Sur le plan technique, on n'avait pas grand-chose à reprocher au band, qui affichait une belle cohésion. Le spectacle s'est cependant légèrement essoufflé en fin de programme, où les Bat Country et Afterlife manquaient d'impact. La toujours efficace A Little Piece of Heaven est venue corriger le tir, laissant les 6500 spectateurs en liesse. Ces derniers ont évidemment réclamé un rappel. Ils ont toutefois dû s'armer de patience: les musiciens ont pris le temps nécessaire pour recharger leurs batteries... Ils sont revenus avec une Fiction nuancée et une Unholy Confessions survoltée, augmentée d'une orgie de feux d'artifice. Le tout s'est soldé par de bons échanges entre le public (un drapeau du Québec et des soutiens-gorge) et le groupe (traditionnelles baguettes, picks, liste de chansons...). Bref, un autre rendez-vous réussi, qui a satisfait tout le monde.
Halestorm
La formation Halestorm a chauffé les planches en première partie. Certes, son répertoire n'a rien d'exceptionnel et compte son lot de clichés, mais la leader, Lzzy Hale, a autant de chien que de voix. Elle savait bien incarner les compositions et faire réagir les spectateurs. Et puis il faut dire qu'elle ne passait guère inaperçue avec ses bottes à talons hauts qui lui montaient au-dessus des genoux et ses culottes si courtes qu'elles laissaient voir le bas de ses fesses... Si le guitariste et le bassiste étaient plutôt effacés, le batteur Arejay Hale, qui martelait frénétiquement ses fûts, compensait amplement. Une première partie sans temps mort, qui a été appréciée.