La frontière de pixels: les coulisses de l'imaginaire

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(Québec) À 10 jours de la première de la version 4.0 des Chemins invisibles, La frontière de pixels, le spectacle gratuit du Cirque du Soleil présenté sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, force est de constater... que rien n'est prêt!

«On est encore en montage», avertit le directeur de production pour les évènements spéciaux de la multinationale basée à Montréal, Éric Lafond, rencontré à l'occasion d'une visite médiatique, mardi. «C'est vraiment une petite ruche d'abeilles.» Une centaine de travailleurs butinent donc pour livrer le spectacle le 23 juin.

Encore cette année, le concept est complètement renouvelé même si le contrat n'obligeait le Cirque du Soleil qu'à modifier plus ou moins 20 % des numéros. «On s'est aperçu que ce n'était pas le fun de changer juste 20 %!»

Voilà qui explique sans doute la stabilité de l'achalandage, évalue Éric Lafond. «Ça amène entre 3000 et 5000 personne par soir. L'année passée, c'était une moyenne de 3500 personnes sur une capacité de 6000, 6500. Il y a beaucoup de monde de Québec, ce ne sont pas juste des touristes.»

Pour cette quatrième virée sur les Chemins invisibles, les spectateurs seront guidés par un garçon de 11 ans. En cette ère de communications informatisées effrénées, la metteure en scène de 30 ans, Pamela Schneider, entend nous transporter dans le cyberespace, sur les traces des héros de sa jeune vedette. Un conte moderne, donc, au cours duquel les personnages briseront la barrière de l'écran d'ordinateur.

Anglais prédominant

Cette année, moins de la moitié des 38 artistes de 19 ans à 42 ans sont originaires du Québec. L'anglais domine. À l'entrée de la section des costumières, par exemple, une affiche : «Please respect our concentration bubble!» Plus loin, devant la scène, même langue de travail; le français est évacué, toutes les directives sont lancées en anglais par l'équipe de la metteure en scène.

Que nous offriront ces artistes recrutés un peu partout sur la planète? Mardi, au cours de la répétition, nous avons aperçu une contorsionniste, des cyclistes, des acrobates... On nous annonce également un numéro de clôture unique sur un trampoline gonflable. Et beaucoup de danse! Car Pamela Schneider, la conceptrice, vient de l'univers de la danse. Et elle espère bien que nous nous brasserons le popotin avec ses artistes!

Les chemins invisibles seront présentés du mardi au samedi du 23 juin au 1er septembre au centre-ville de Québec. Un seul dimanche au calendrier, le 24 juin. En juin et juillet, les festivités commencent à 21h30; en août et septembre, ce sera à 21h. L'accès est gratuit, sauf pour les places assises réservées.

Nouveauté toutefois pour les enfants : les tout-petits auront une section de gradins privée de 300 places pour qu'ils puissent voir le spectacle au-dessus des têtes des grands.

Avis aux parents : les jeunes auront le droit d'amener un accompagnateur avec eux dans les gradins!

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