Nanette Workman, l'éternelle rockeuse

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Élégante dans sa tenue noire, souriante et spontanée... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Élégante dans sa tenue noire, souriante et spontanée dans ses propos, Nanette a proposé un voyage à travers son répertoire, faisant une place particulière aux chansons de son nouvel album Just Gettin' Started.

Le Soleil, Patrice Laroche

<p>Nicolas Houle</p>

Nicolas Houle
Le Soleil

(Québec) À l'âge où d'autres s'assagissent, Nanette Workman continue de rocker et de chanter le blues. Et elle le fait avec aplomb, comme elle l'a rappelé à son public réuni à L'Anglicane, vendredi soir.

C'est le 24 mars qu'on devait renouer avec Nanette, mais des ennuis de santé chez un membre de sa famille l'avaient contraint à reporter son passage. Qu'importe, ses fans étaient au rendez-vous. Ils lui ont réservé des applaudissements nourris et même une ovation lorsqu'elle les a remerciés de leur loyauté.

Élégante dans sa tenue noire, souriante et spontanée dans ses propos, la blonde chanteuse a proposé un voyage à travers son répertoire, faisant une place particulière aux chansons de son nouvel album Just Gettin' Started. C'est d'ailleurs avec la pièce-titre de ce CD qu'elle a ouvert la soirée. On a aussitôt pu constater que sa voix rauque et mûre est toujours assurée et que du haut de ses 66 ans - qu'elle ne fait nullement -, elle ne manque guère d'énergie.

Pour l'épauler, la leader s'était entourée de quatre musiciens compétents, dont Bob Stagg aux claviers et Laurent Bélec à la guitare. La troupe a offert un spectacle équilibré et varié: Nanette s'est autant permis de déterrer Les années Woodstock, en duo avec son fidèle bassiste Brian Smith, que de reprendre Aretha Franklin de manière sentie.

La reine du R&B

Si elle est à l'aise dans le rock et le blues, Nanette n'a pas son pareil côté R&B, et When Love Leaves the Room a été une belle occasion d'apprécier son talent de ce côté. Comme elle sait répondre aux attentes, la belle du Mississippi s'est par ailleurs lancée dans un pot-pourri réussi des succès des Rolling Stones - pour lesquels elle a déjà agi à titre choriste - de même que dans un autre de ses hits francophones, dont l'inévitable Lady Marmelade.

On pourrait toujours rechigner que Georgia on My Mind, servie en fin de programme, commence à être usée à la corde, ou encore que sa version de I Lost My Baby n'était pas mémorable, or comme le reste de ses pièces, Nanette avait un plaisir évident à les entonner.

Une soirée fort agréable, donc, où il y avait une véritable communion entre l'artiste et la foule.

** À noter que Nanette Workman sera au Festival d'été, entourée d'invités spéciaux, le 15 juillet, à l'Impérial.

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