Pitbull: l'union fait la force

Pitbull, très actif sur les planches, s'adressait régulièrement... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pitbull, très actif sur les planches, s'adressait régulièrement à la foule.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Ce n'était pas que soir de concert, hier au Colisée, c'était soir de party. Pour accueillir Pitbull et ses comparses, de nombreux fans s'étaient mis sur leur 36 et étaient fin prêts à se déhancher. Le rappeur d'origine cubaine ne les a pas déçus, arrivant avec une avalanche de hits, qu'ils soient siens ou non.

Celui qui est né Armando Christian Pérez n'avait pas lésiné sur les moyens pour faire danser ses 6500 admirateurs. Un batteur, un percussionniste, un D.J., un bassiste, un saxophoniste et un claviériste l'accompagnaient. Voilà qui donnait corps à sa musique, peut-être même un peu trop, d'ailleurs : on perdait bien des subtilités dans la réverbération propre à la vieille bâtisse...

Néanmoins, Pitbull n'a eu aucun mal à gagner son public. Il faut dire qu'il ne prenait jamais le risque de s'attarder longtemps à une pièce, variant ainsi les plaisirs. En bon champion des collaborations, il semble avoir compris que l'union fait la force. Il va en effet chercher les meilleurs extraits de chaque morceau afin de s'assurer que le party s'installe. Et ça marche, qu'il s'agisse de son International Love (avec la voix de Chris Brown) ou de son Rain Over Me (avec celle de Marc Anthony). Et il ne se limite pas à son répertoire, puisqu'il fait des clins d'oeil à Party Rock Anthem (LMFAO), à I Gotta Feeling (Black Eyed Peas) et même à Smells Like Teen Spirit (Nirvana) ou à Sweet Child O' Mine (Guns N'Roses).

D'autre part, Pitbull a invité Vein à venir interpréter 11:59 à ses côtés et a fait honneur à ses racines en se permettant plusieurs segments latins appréciés. Si on ajoute à ce dense programme un éclairage hypernerveux, trois grands écrans, ainsi qu'un Pitbull très actif sur les planches, s'adressant régulièrement à la foule et partageant ses Hotel Room Service et Give Me Everything avec vigueur, nul doute qu'il y avait là de quoi faire lever le Colisée. Et il a levé. Seule ombre au tableau : notre homme est parti sans offrir le moindre rappel...

Mohombi et les autres

DJ Chino s'est chargé de mettre le public dans l'ambiance tôt en soirée, suivi de Jamie Drastik. Celui-ci s'est donné, mais il paraissait bien petit sur la grande scène, flanqué seulement d'un DJ. Mohombi, qui lui a succédé, était pour sa part parfaitement à l'aise dans le même décor. Il faut dire qu'il n'a aucun mal à jouer les séducteurs - au risque d'être racoleur -, à danser et à entraîner le public, d'autant qu'il s'exprime parfaitement dans la langue de Molière : «Je parle français parce que les Québécoises sont belles!» Il a terminé torse nu en voyant une histoire d'amour naître entre lui et la ville...

Une soirée aussi festive que remplie, donc. Parions que, pour plusieurs spectateurs, la réalité du lundi aura frappé dur ce matin...

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