«Nous avons eu des ventes record en décembre pour la saison de l'hiver et du printemps. J'ai des clients qui achètent entre 750 $ et 900 $ en billets par année. Le marché du spectacle est en santé à Rimouski, mais il faut faire attention au syndrome de la salle complète», constate Jacques Pineau, directeur général et artistique du diffuseur Spect'Art.
Selon l'Institut de la statistique du Québec, un ménage québécois dépense, en moyenne, près de 1300 $ par année en loisirs culturels, dont 200 $ (15 %) en sorties culturelles.
Les présentations de Broue sont à guichets fermés, Claudine Mercier est en supplémentaire et les cinq ciné-conférences affichent presque complet. Les pièces Motel des brumes et Le dindon de Feydeau se vendent aussi très bien, comme plusieurs autres spectacles (Marc Hervieux, Isabelle Boulay, Mike Ward, Patrick Normand ou Richard Séguin).
Le taux de fréquentation aux spectacles à la salle Desjardins-Telus a été généralement de l'ordre de 70 % ces dernières années, pour, en moyenne, de 85 à 90 représentations par année pour un marché d'un peu plus de 50 000 habitants.
Prix sous la moyenne
Selon des données compilées par l'Observatoire de la culture du Québec, en 2010, le prix moyen pour un spectacle au Bas-Saint-Laurent était d'environ 25 $, loin des 40 $ en moyenne au Québec.
«Quand les shows sont très populaires, les prix montent. Nous essayons de les compresser, mais nous n'avons pas le marché pour avoir un effet direct sur les prix. On monte tranquillement le prix du billet, mais nous demeurons dans les moins chers au Québec en respectant la capacité de payer de notre clientèle tout en réussissant à équilibrer nos exercices financiers», explique M. Pineau.
Spect'Art génère un chiffre d'affaires annuel de 1,5 million $.
Dotée d'une fosse d'orchestre motorisée - la seule dans l'Est-du-Québec - pouvant accueillir une cinquantaine de musiciens, cette salle de 14 millions $, construite il y a sept ans, a obtenu le Félix de la salle de spectacle de l'année au gala de l'ADISQ 2008 et le prix RIDEAU Diffuseur 2009.
«Une salle de spectacle n'est pas seulement un lieu de divertissement culturel, mais aussi un apport économique et social. Je sais que les médecins, quand ils sont rencontrés par les recruteurs demandent, à leur troisième question, s'il y a une salle de spectacle dans la ville où ils iraient éventuellement travailler», dit M. Pineau.
La salle de spectacle Desjardins-Telus a été inaugurée deux fois sur une période de quatre mois à cause d'un incendie survenu le 14 septembre 2005... moins de trois semaines après la coupe officielle de ruban.