«C'est un tremplin qui a mené à un autre tremplin, qui a mené à un autre, illustre-t-il. Ça fait qu'en 2012, je ne dirai pas que ça passe ou ça casse, mais c'est une année où il va se passer quelque chose d'important pour mes projets... ou pas! Il faut continuer à travailler, garder le cap, pas trop capoter avec ça non plus, mais voir où tout ça va nous mener.»
S'il ne sait pas où 2012 va le mener, Karim Ouellet sait déjà qu'il fera escale à Paris le 25 janvier, au Sentier des Halles. L'objectif : faire connaître les pièces éclectiques de son premier album, Plume, paru en février 2011, courtiser l'industrie musicale française et tant qu'à y être, le public aussi!
«C'est un show que je vais faire avec mes musiciens. On n'a pas été invités là-bas. C'est vraiment nous qui l'organisons», assure celui qui offrira une dernière performance au Cercle, vendredi, avant de prendre l'avion. «Mon album a déjà été acheminé en France à plusieurs reprises et, comme la réponse a été quand même bonne, on a décidé d'organiser un showcase pour des spécialistes de l'industrie musicale, des maisons de disques, des éditeurs, des tourneurs qui sont intéressés par mon projet. Donc, on essaie avant tout d'aller vendre l'album là-bas, de trouver des ententes pour le sortir en France.»
Selon le jeune artiste, des représentants de maisons de disques ont déjà confirmé leur présence... Et le principal intéressé, lui, semble croire en sa bonne étoile. «On ne sait pas trop ce que ça va donner, mais c'est déjà en branle. On ne s'en va pas tellement expérimenter. Si les gens ne nous avaient pas déjà donné le pouls de leur intérêt, je ne pense pas qu'on serait allé juste faire le test.»
Après la France, un... Belge
Après cette expérience française, Karim Ouellet reviendra de notre côté de l'Atlantique... pour côtoyer un artiste belge! Il assurera, le 23 février, la première partie du spectacle du chanteur Stromae au Métropolis à l'occasion du festival Montréal en lumière. Et là encore, le musicien dit avoir donné un petit coup de pouce au destin. Surtout qu'il avait déjà fait la rencontre du Bruxellois...
«J'ai joué aux FrancoFolies de Montréal avec mon groupe l'été passé, raconte-t-il. C'est drôle, je me promenais sur Sainte-Catherine avec ma petite soeur et on a croisé ce gars-là par hasard. Je savais qu'il jouait [au festival] et, bizarrement, lui aussi savait que je jouais... Il avait même prévu d'aller voir mon show!»
Karim Ouellet n'a pas recroisé Stromae après sa performance aux FrancoFolies. «Mais j'ai su par son équipe chez Universal qu'il avait bien aimé ça», se réjouit-il. Si bien que quand il a appris que l'auteur du hit Alors on danse revenait dans la métropole cet hiver, il a lui aussi souhaité recevoir une invitation.
«J'ai appelé mon gérant et je lui ai demandé pourquoi je ne jouais pas, moi, à Montréal en lumière, rigole-t-il. Il leur a téléphoné et leur réponse a été de me proposer de faire sa première partie!»
Karim Ouellet est conscient de la visibilité que peut lui procurer cette association avec Stromae. Non seulement le Métropolis risque d'être bien rempli, mais qui sait quelle porte pourrait s'ouvrir si des occasions similaires se représentent? «Moi, ce que j'aimerais, dans le meilleur des mondes, c'est que ça ne soit pas ma dernière première partie pour lui. C'est sûr qu'on se croise les doigts, mais on est déjà contents de pouvoir faire le Métropolis.»
En confiance
En 12 mois, Karim Ouellet a fait un bon bout de chemin. Celui qu'on avait appris à connaître sur la scène hip-hop au sein des collectifs CEA ou Movèzerbe en a surpris plusieurs avec Plume, un album plus pop, soul et reggae qui laisse entendre une grande diversité musicale. Il s'attellera d'ailleurs cette année à la création d'un nouveau disque, qu'on pourrait entendre à l'automne 2012.
«Il y a un an, l'album allait sortir, se rappelle-t-il. On ne savait pas trop à quoi s'attendre parce que c'est un album que j'ai vraiment fait pour le plaisir. Je l'ai fait sans me poser de questions, il n'a pas été formaté pour tel ou tel public. Il n'a pas été pensé pour aller en France non plus. Alors tout ce qui se passe à la suite de ça, c'est du bonus! Mais ça fait plaisir de voir que les gens aiment ça. Ça donne confiance en soi de voir que maintenant, on peut voyager avec ce projet.»
De la confiance, justement, le monsieur n'en manque pas. Devant l'effervescence qui l'attend dans les prochaines semaines, il reste cool : «Si la même chose était arrivée il y a un an, ça m'aurait peut-être stressé un peu plus. Mais là, pas vraiment. On est contents d'avoir du travail!»
Vous voulez y aller?
Qui : Karim Ouellet (Mauves en première partie)
Quand : le vendredi 13 janvier à 21h
Où : Le Cercle
Billets : 10 $
Info : www.le-cercle.ca