Le patron de la compagnie ne se contente pas d'affirmer que la promotion du talent d'ici s'inscrit au coeur de sa politique artistique. Il passe à l'action. Cette année, la totalité des vedettes de la soirée sont québécoises. Le ténor mexicain Edgar Ernesto Ramirez est l'exception qui confirme la règle.
La liste des solistes compte 12 invités. Commençons par nommer la soprano Judith Bouchard et le ténor Keven Geddes, deux membres de la Brigade lyrique mise sur pied à l'occasion du Festival d'opéra, l'été dernier.
Pour des chanteurs comme Marie-Ève Munger, soprano originaire du Saguenay qui en sera à sa première participation au Gala, l'expérience fera en quelque sorte office d'audition. Il ne serait pas
surprenant de voir son nom figurer dans la distribution d'une production un jour prochain.
«C'est d'autant plus intéressant pour eux dans la mesure où on les plonge dans le contexte, devant une vraie salle, et avec un vrai orchestre», note Grégoire Legendre.
Cette soirée annuelle donnera également au public le privilège de découvrir des voix prometteuses comme celle de Dominique Côté, un baryton originaire de Notre-Dame-du-Rosaire installé à Montréal et qui a commencé à faire sa marque au pays et à l'étranger. Il a notamment remporté le premier prix d'opéra au 9e Festival de chant lyrique de Canari, en Corse, en septembre.
Un autre artiste de Québec, le baryton-basse Robert Huard, aura également droit à son heure de gloire, lui qui fut une des révélations de la Chauve-souris, la saison dernière.
La mezzo-soprano Sonia Racine, applaudie tout récemment dans Eugène Onéguine de Tchaïkovski - elle aussi est de Québec - et la colorature Raphaëlle Paquette (Un bal masqué, Starmania) sont attendues.
Nos grandes vedettes québécoises, comme les appelle Grégoire Legendre, seront au rendez-vous, notamment les sopranos Lyne Fortin et Marie-Josée Lord, toutes deux de région de la capitale, faut-il le rappeler. Un invité des plus appréciés, celui dont tout gala qui se respecte ne saurait se passer, le ténor Marc Hervieux, a confirmé sa présence.
Le Choeur de l'Opéra de Québec participe également à cette grand-messe lyrique. On le verra à l'oeuvre dans le premier choeur d'Eugène Onéguine (qui commence normalement en coulisse), dans l'air du Pierrot de La ville morte de Korngold (chanté par Dominique Côté), dans Nessun Dorma (avec Marc Hervieux), dans un extrait de La fille du régiment (avec Raphaëlle Paquette) et dans le Miserere du Trovatore de Verdi. Il nous réserve par ailleurs une surprise.
Le chef John Keenan, un habitué du Metropolitan Opera de New York qu'on a vu diriger Aïda et Otello à l'Opéra de Québec ces dernières saisons, sera à la tête de l'Orchestre symphonique de Québec.
Record en vue
Coïncidence? La présence des talents de chez nous semble rapporter. «On est en train de battre notre record de fréquentation, indique Grégoire Legendre. Il n'y a qu'en 2007 qu'on a fait mieux et il reste encore quelques jours pour battre cette marque. Cela dit, il reste encore des billets, mais il faut se dépêcher.»
À noter que les bénéfices nets de la soirée, dont le montant oscille entre 30 000 $ et 50 000 $ selon les années, va directement aux budgets de production.
Vous voulez y aller?
QUOI : 9e Gala de l'Opéra de Québec
QUAND : jeudi à 19h30
OÙ : salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre
BILLETS : 51 $ à 151 $
TÉL. : 418 643-8131, 418 529-0688