Clotaire Rapaille: l'opéra rock: tout a commencé à Québec

Le comédien et coscénariste Guillaume Tremblay, le compositeur... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le comédien et coscénariste Guillaume Tremblay, le compositeur et multi-instrumentiste Navet Confit ainsi que la comédienne Myriam Fournier annoncent un prétexte à la réflexion avec Clotaire Rapaille : l'opéra rock, présenté en première vendredi à la salle Multi de Méduse à l'occasion du Festival Off.

Le Soleil, Steve Deschênes

(Québec) Les concepteurs de Clotaire Rapaille: l'opéra rock devraient remercier Régis Labeaume pour avoir embauché puis renvoyé avec fracas le gourou du marketing. L'épisode était déjà mélodramatique. Le personnage principal, déjà un héros. C'est à peine s'ils ont eu à en grossir les traits.

«Clotaire, c'est une rock star. Il monte sur scène, il s'empare du micro, il chante sa toune et tout le monde tombe par terre! s'extasie Guillaume Tremblay, coscénariste du spectacle le plus attendu du Off. Éventuellement, on aimerait pouvoir lui donner un beau micro doré. Pour un gars comme lui, il n'y a pas de limites!»

Clotaire Rapaille: l'opéra rock est une création conjointe des comédiens Guillaume Tremblay et Olivier Morin, jeunes diplômés du Conservatoire d'art dramatique à Montréal, et de Navet Confit, compositeur et multi-instrumentiste originaire de Sainte-Marie de Beauce. La troupe compte sept comédiens-chanteurs et quatre instrumentistes. Une première lecture a été donnée à Montréal en mai. La grande première a lieu vendredi à 20h à la salle Multi de Méduse.

Le spectacle a de toute évidence été écrit dans le plaisir. L'ensemble baigne dans la dérision, la légèreté. «Ça a quelque chose de très ridicule de faire un opéra rock en 2011, analyse Navet Confit. C'est tellement pompeux comme nom! Juste en l'appelant comme ça, c'est une manière de dire qu'on ne se prend pas au sérieux, qu'on fait une grosse affaire épique.»

Cela n'a pourtant rien d'un Bye-Bye, nous avertit-on. Le propos est moins satirique qu'on pourrait croire. L'affaire Rapaille est un prétexte non pas pour ridiculiser, mais pour promouvoir la réflexion.

«Ça n'a pas de bon sens d'engager un Français pour nous dire qui nous sommes et de le payer autant, s'offusque Guillaume Tremblay. C'est un peu comme un gros manque de confiance. C'est un peu comme mettre nos responsabilités sous le tapis. Comme si ça prenait toujours un sauveur. Réveille! Pourquoi aller demander à un autre ? On est capable de s'asseoir cinq minutes, de réfléchir un peu.»

Le rideau se lève en 2045 sur un Québec indépendant. «Le pétrole a disparu et le Québec est le seul endroit sur terre qui fait relativement de l'argent et qui fonctionne parce qu'il y a l'hydroélectricité, résume Tremblay. Ça le rend d'autant plus responsable de son avenir. Quand on vit en paix, on a la responsabilité, face au monde, de réaliser des projets. Des personnes se disent qu'il faudrait faire quelque chose.»

C'est à ce moment que Clotaire entre en scène avec de super idées. À Drummondville, nouvelle capitale mondiale de la poutine, la sauce brune coulera dans des canaux, les frites tomberont du ciel et le fromage en crottes s'extraira du sol. À Victoriaville, rebaptisée Victoriapolis, les voitures voleront. Vous voyez le genre.

Pas une comédie musicale

Clotaire Rapaille n'est pas une comédie musicale. L'énergie qui s'en dégage tiendrait davantage de celle d'un show rock. Par ailleurs, la taille du budget de production est inversement proportionnelle à la grandeur du héros. On prétend que l'investissement tourne autour de 50 $, histoire de faire comprendre que celui-ci est dérisoire. Les décors et les costumes sont réduits au strict minimum.

Les chansons, une bonne douzaine en tout, ont été écrites dans un esprit se rapprochant de Serge Gainsbourg, une icône qui, selon Navet Confit, n'a rien à envier à Clotaire Rapaille. «Il y a des trucs à la Kraftwerk, des tounes pop, d'autres plus accrocheuses, précise le musicien. On adore ce show, on a du fun à le jouer.»

Les gars sont surtout contents de le présenter à Québec. «Après tout, disent-ils, c'est ici que tout a commencé.»

À noter que pour accéder à la salle Multi, la priorité sera donnée aux détenteurs de laissez-passer du Festival Off de Québec (offerts au prix de 12,50 $ sur www.lepointdevente.com ainsi qu'aux deux boutiques La boîte à pain et au bar Le Sacrilège).

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