Le 3D «donne de la vie» au Moulin à images

La présentation de la nouvelle mouture 3D du... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La présentation de la nouvelle mouture 3D du Moulin à images de Robert Lepage a plu aux spectateurs, à qui on avait donné des lunettes 3D.

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) «Je trouve ça sympa, ça donne de la vie aux images», résume Mathilde Derouet, une touriste française qui assistait au Moulin à images de Robert Lepage présenté pour la première fois en 3D, avec un tiers de nouveau contenu en prime.

Ce qui est sympa, aussi, c'est de se retourner un instant pour voir tous ces visages arborer les grosses lunettes carrées en carton que des préposés habillés en rouge distribuent gratuitement avant le spectacle. Quelques minutes avant, un groupe de touristes espagnols prenait un malin plaisir à se prendre en photo avec lesdites lunettes en criant «salami!»

Anaïs Armanville, de Québec, s'est sentie beaucoup plus «englobée dans ce qui est vu» en raison de l'effet 3D.

Ne partez pas en panique au début de la projection pour aller passer un examen de la vue si vous ne voyez rien de 3D dans les premières minutes : la troisième dimension n'apparaît pas avant les scènes de la chute Montmorency vers la fin du premier acte, Les chemins d'eau, qui relate la colonisation de la Nouvelle-France.

Les grosses lunettes ne permettent pas tant de voir les images se détacher pour venir nous chatouiller le bout du nez. Par contre, le 3D ajoute vraiment à l'expérience en ce sens qu'on différencie beaucoup plus les images en vedette en avant-plan du décor en arrière-plan.

Souvent assez subtil, le 3D impressionne particulièrement dans certaines scènes. Au début, par exemple, on voit un cheval galoper au-dessus d'une falaise alors que des personnages défilent en avant-plan. Les jeux de vitesse et de profondeur donnent presque le vertige. Un peu plus loin, un avion de la Première Guerre mondiale traverse la Bunge d'un bout à l'autre. Avec le grondement qui sort des haut-parleurs, on oublie que ce sont des silos, en fait, que l'on regarde. Même chose lorsqu'on voit un train traverser le pont de Québec.

En quatre ans, le Moulin à images est devenu une espèce de tradition pour certains, qui se font un devoir d'y assister chaque année. Lise Tanguay, elle, est arrivée plus d'une heure d'avance pour assister au spectacle qu'elle a pourtant vu à au moins cinq reprises. «Il y a toujours du changement et plus on le voit, plus on découvre des choses.» Elle a même acheté le DVD!

Un incontournable

Nathalie Brouillet a quitté Québec il y a 20 ans et vit maintenant à Vancouver. Pour son passage dans la capitale, le Moulin à images était «une priorité. Je ne pouvais pas venir à Québec sans le voir». «Lepage, c'est une garantie de succès, poursuit-elle. Tout ce que j'ai vu de lui était extraordinaire.»

Kyo Ijaya et sa copine, un couple de New York, ont tellement apprécié leur visite à Québec en septembre dernier qu'ils sont revenus y passer cinq jours cette année. «Les gens sont gentils et la nourriture est bonne!» dit-il. Ils sont arrivés sur les quais d'Espace 400e tout à fait par hasard, mardi. Il montre ses lunettes en disant que ça servira probablement... Gageons qu'ils ont eu toute une surprise en voyant les silos s'animer!

Le Moulin à images est présenté du mardi au samedi (sauf qu'il y aura des représentations les lundi et dimanche de la dernière semaine de juillet et la première d'août) à 22h jusqu'au 3 septembre, ainsi que les 8 et 9 septembre, sur le quai d'Espace 400e, dans le Vieux-Port.

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